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LA MESURE DE LA FOI

pons donc lorsque nous nous considérons comme justifiés ou comme pécheurs suivant nos œuvres : c'est en raison de noire confiance dans la mort de Jésus-Christ que nous devons sentir et confesser que nous sommes justifiés. Quiconque agit autrement pèche envers Jésus-Christ , suppose que ses péchés sont plus grands que la passion et la mort du Sauveur, et renie la parole de Dieu et les sacrements comme signes de la grâce. Car cette justice, qui se trouve hors de nous, ne peut être annulée par les péchés particuliers de notre chair. Notre soleil, comme dit le Prophète, est éternel ; c'est pourquoi notre justice aussi doit être éternelle et ne peut être vaincue par des péchés temporels *.» — «Quand la conscience de tes péchés t'accuse, quand elle retrace devant tes yeux la colère divine, quand elle veut t'arracher Jésus Christ, le Rédempteur, il ne faut pas croire que ta conscience ait raison ; mais i! faut, en dépit d'elle et de ton sentiment, juger que Dieu n'est point irrité et que tu n'es point condamné ; car l'Ecriture dit que le règne de Jésus-Christ est en dehors de la sphère de tout sentiment, et que nous ne pouvons juger, par conséquent, d'après ce que nous sentons 2. »

' 0pp. lat. len. m, f. /H^^, a. Haec est justitia nosua qua coram Deo jusli svmus, longissime extra nos, exlra omnia opéra et cogitaliones oninessita. Quare fallimur, si nos vel ex nostris operibus justos vel iiijustos serrianius. Fiducia enim mortis Chrisli debemus sentire et confiteri nos jiislos e^se. Hoc qui non faciunt, injuriam faciunt Ghrislo, slaluunl, sua peccala majora esse, quam sit mors et inuocens passio Cliristi. Item negant verbum Dei et sacrameuta, graliœ si^^na.

^ L. c. f. 45/j, a. Si conscientia peccati te accuser, si ponat ob oculos iram Dei, si eripiat Christum redemplorem, non dcbes ei cousetilire, sed conlra conscientiam et sensus judicare, Deum non esse iratum, te non esse damnatum. Scriplura eniin dicit, regnuni Ciiristi extra sensum esse, quare contra sensu m noslrum judioandum est. — Voyez encore le passage suivant (1. c. f. hlô, h) : Quoad Chrisium nihil ia nobis est viliosum, sed quoad nos sumus in(juiiialissinii et pleni concupiscentia , timoré mortis, desperatione. Chrislus autern non est talis, quia de eo scriptum est : Non est inventas do!us in lin~u;i ejns. Quando igitur in eum crediraus reputamur propter eum absolute jusli in fide.— £/ celuici (I. c. f. 488, a) : Fides niliil scit de lege, operibus et justitia nostra ac viribus nostris. Longe enim sublimior est Lis ouniibus, et débet collocari in Paradisum, supra et ultra terram, in cœlestibus, ubi non audias : Quid fecisli, quid omisisli, hoe enim legis conciones non sunt admittendae ad conclave conscientiœ et in Paradisum, sed ubi audias tantum de isto rege, quid ille fecerit et coutulorit, quid ille exigat, nempe amplexum et gratiarum actiouem pro lantis beneficiis. Hapc lantum audienda sunt in hoc loco. Quod si lex venil, ejice eani

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