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LUTHER A LA DIKTK DE WORMS

vieux jours, s'accusait aussi d'avoir été modérô et de n'avoir pas, à ^Vorms, étouffé l'iiérésio à son berceau. Illusions d'un vieillard, qui ouliliail les impressions vraies de sa jeunesse, et scrupules relij,neux d'un ambitieux déçu qui aimait à rejeter sur une prétendue faute do sa conscience l'invincible résistance ((ue devait opposer aux rêves audacieux de sa puissance un peuple exaspéré et Jjlessé par une violence qui lui eût paru légitimer tous ses emportements.

Après avoir établi, pour conduire les affaires de l'empire, un conseil de régence, à la tète duquel il laissa comme lieutenant son frère Ferdinand, mis en possession de l'Autriche, de la Styrie, de la CarinUiie, de la Carniole, pour sa part d'héritage paternel,. Charles-Quint repartit pour les Pays-Cas. 11 pourvut à l'administration de ce pays en le contiant à l'habileté de sa tante, l'archiduchesse Marguerite ; il prépara, avec le cardinal AVolsey, ministre du roi d'Angleterre, à Bruges, une alliance qui, avec celle déjà conclue avec le pape, formait une coalition contre François I" avec qui la guerre avait déjà commencé.

Cependant, Luther reprenait, sousl'anathème, la roule qu'il avait déjà suivie, préchant encore, « car il ne pouvait, disaitil, retenir la parole de Dieu ». Il était près de son vieux père et de sa vieille mère, à Eisenach, reposant un instant près de son berceau celte àmc qui venait de braver les grands, quand on lança contre lui le ban impérial. Le chevalier de Sickingen, les magistrats de plusieurs cités offraient un asile au proscrit. Quelque prince séculier ou ecclésiastique se préparant à mettre la main sur lui, une fois le sauf-conduit expiré, il continua le chemin de la Saxe et il s'enfonçait dans la foret de Thuringe, quand on apprit tout à coup qu'il avait disparu. Quatre cavaliers l'avaient.

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