‹ La réformeChapitre 24 sur 120 · MORT DE SIGISMOND (U · texte numérisé non relu

MORT DE SIGISMOND (U

insurrection Victorieuse avait bravé ses anatiièmeset donné au monde un exemple qu'il n'oublia plus. Le moyen â-e se mourait et, avec lui, l'ancien empire romain germanique qui avait été l'expression politique et la plus haute représentation de l'unité chrétienne. Les ambitions surannées de S.gismond n'avaient abouti qu'aux plu. amères humiliations • en Allemagne même, le pouvoir impérial s'effondrait sous la pression des souverainetés particulières. Comme 1 Italie l'Allemagne payait par l'anarchie la domination universelle qu'elle avaitprétendue; ruinée par sesdiscordes intérieures sans gouvernement, sans armée, elle perdait du terrain dé tous les côtés, et les Slaves lui arrachaient quelques-unes de ses positions les plus importantes.

L'empereur Charles IV avait voulu fonder une puissance

patrimoniale indépendante, surlaquelle il comptait sapDuyer pour gouverner rem))ire. La conception était juste et reposait sur une connaissance exacte de la situation; l'exécution avait été malheureuse parce qu'elle avait été trop hâtive Avant de penser h étendre au dehors leur influence^ Charles IV et ses successeurs devaient asseoir .'^olidement leur puissance en Bohême et en Hongrie. Par son ambition ' universelle et disséminée, Sigismond fut le dernier représenlant de l'ancienne idée impériale et sa dernière victime De tant d'espérances, il ne restait qu'une déception et le puissant Etat créé vers l'Est de l'Allemagne mais qui avec l'empire, allait passer aux mains des Habsbourg. Les Luxembourg n'avaient travaillé que pour leurs rivaux.

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