TOME VII
lien: et, comme ces institutions portaient surtout atteinte à ses droits, on n'y pouvait pas beaucoup compter. Le 3 novembre de l'année U95, la chambre impériale s'ouvi-it ; et le 21 février suivant,à ciel découvert, prèsde Francfort-surle-Mein, elle fit le premier usage de sa prérogative. Cependant l'empereur paralysa bientôt son action en lui enlevant le président qu'il lui avait d'abord donné. Chose plus grave, l'empereur n'ayant point donné l'exemple de lever dans ses Etats \e denier général, nul ne s'empressait de commencer et, par là, l'organisation de la justice et celle de l'armée restaient en suspens. Quand il s'agit de fournir des subsides à l'empire, dit Froissard, les princes allemands sont ou malades ou hors d'état de venir en aide à l'empereur. A la première diète qui suivit celle de Worms, à Francfort, il ne vint personne. La nouvelle de la sortie des Français d'Italie par la bataille de Fornoue, quoique ne conjurant pas tout danger de ce côté pour l'Empire, refroidissait les esprits en calmant les inquiétudes nationales. Mais, les diètes annuelles avaient mission de tenir la main à l'exécution des décrets rendus pour le plus grand bien de l'Empire, et Maximilien ne manquait pas de les convoquer. Dans une lettre circulaire (21 mai U96), il conjura encore les princes de l'aider à arracher aux Français l'Italie qui sans cela serait perdue pour les Allemands, et il insista surtout sur la levée du denier commun, sans lequel il ne pouvait y avoir ni ordre au dedans ni succès au dehors.
A la diète de Lindau, sur le lac de Constance (1496), un des personnages les plus importants de TEmpire, Berthold, archevêque-électeur de Mayence, comte de Henneberg, parut satisfait des concessions faites et, désireux peut-être de jouer un rôle dans ces tentatives nouvelles, il se montra prêt à les seconder. Il ne cacha point la douleur