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L'INSTITUTION DES CERCLES

considérable, quoique la plus nationale, le cercle de Franconie, avec les maisons de Baireulh et d'Anspach, la vieille ville de Nuremberg, les évêchés de Bamberg et de Wurtzbourg; le cercle deSouabe, avec son ducbé de Wurtemberg, son margraviat de Bade et ses trente-deux villes impériales dont Augsbourg, Constance et Donauwerth ; le cercle de Bavière, avec la maison princière de Bavière, l'archevêché de Salzbourg, quelques évèchés et la seule ville importante de Ratisbonne. On agrandit considérablement celui du Ilaut-Rliin qui compta, avec le Palalinat du Rhin, le landgraviat de Hesse, les villes impériales de ^Yorms, Spire, Francfort, les évêchés de Strasbourg, de Bàle, de Worms, avec des pays qui, tels que la Franche- Comté, la Lorraine, penchaient vers la France; le cercle du Bas-Rhin qui comprit les trois grands électorats ecclésiastiques ; celui de Westphalie le plus divisé de tous avec ses districts de Juliers, de Clèves, de Berg, son comté d'Oldenbourg et ses nombreux évêchés, de Munster, Paderborn, Osnabruck, Minden, etc. ; enlin les deux cercles de Haute et Basse-Saxe, le premier composé principalement des deux grands duchés-éleetorats de Saxe et de Brandebourg et du duché de Poméranie ; le second, des petits duchés de Brunswick, de Lunebourg, de Holstein, de Mecklembourg mais des grands archevêchés de Magdebourg et de Brème et des grosses villes libres de Hambourg, de Lubeck, de Goslar, etc. La diète créa enfin, comme pour comprendre la maison d'Autriche dans l'empire, les deux cercles les plus excentriques mais les plus considérables d'Autriche et de Bourgogne; le premier comprenant toutes les possessions méridionales de Maximilien, de l'Adriatique au Jura, et le second couvrant de ses quatre duchés, de huit comtés et de nombreuses

seigneuries, les cours inférieurs, les emboucliures du Rliin, de la Meuse, de l'Escaul et presque tous les rivages de la mer du Nord, c'est-à-dire la Hollande et la Belgique actuelles.

Ces circonscriptions, dans la pensée de la diète, n'étaient plus seulement judiciaires, administratives, mais militaires; elles ne devaient pas servir seulement à régulariser, à proportionner, en groupant les différents Étals de l'Allemagne, le choix des membres de la haute Chambre de justice ou du conseil de régence, mais encore le recrutement, l'emploi de la force armée, pour l'exécution des arrêts de la justice ou des volontés du gouvernement de l'empire. Un capitaine, assisté de deux conseillers, devait être choisi par les États de chacun des cercles et mis à leur tête pour commander au besoin leur force militaire. Maximilien aurait voulu davantage; il demandait un capitaine général de tous les cercles pour que toutes les armées de l'empire pussent au besoin être réunies dans une seule main. Mais qui nommerait le chef revêtu d'une pareille puissance? Qui disposerait d'une telle dignité? La diète ou l'empereur? L'éternel conflit renaissait toujours à chaque question nouvelle. On fut obligé de renoncer à créer une institution toute nationale qui eût réuni en un faisceau toutes les forces de l'Allemagne et lui eût assuré l'unité la plus désirable, celle du commandement militaire. Heureux encore l'empire, si chaque cercle en particulier se fût constitué aussi vite que l'institution en fût votée. Mais les mêmes causes qui avaient mis obstacle h la réalisation pratique de la chambre impériale et du conseil de régence retardèrent encore l'établissement régulier, effectif des cercles, qui n'eut lieu qu'assez longtemps après la mort de Maximilien, en 15:22.

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