‹ La Réforme Monétaire anglaiseChapitre 12 sur 31 · PEN · texte numérisé non relu

PEN

tour à l’or avait eu lieu. Il fut entouré d'une atmosphère de confiance que partagèrent à l'envie nationaux et étrangers. Non seulement les capitalistes américains ne liquidèrent pas, comme on aurait pu le craindre, leurs positions spéculatives, mais il se produisit une forte demande de traites libellées en sterling.

Malheureusement, ces conditions ne devaient pas durer. Nous avons vu que, dès la fin de juillet, la livre commença à baisser et peu de temps après les exportations de métal dépassèrent les importations. Les sorties allèrent s’accentuant avec l’automne; en octobre, le stock de la Banque était revenu au niveau du début de mai et, à la fin de 1925, il avait diminué de plus de 11 millions.

À quoi fallait-il attribuer un si bruts retour des choses P Sans doute, la période envisagée étaitelle, même avant la guerre, avec les fortes importations de matières premières qui ont lieu pendant le second semestre, une période de faiblesse des changes et de déséquilibre de la balance des comptes. Mais cette cause, quelque importante qu’elle fut, ne suffisait pas à expliquer d'aussi fortes sorties de métal.

Il convenait d’en chercher la raison dans la politique suivie par les dirigeants du marché monétaire. D'une part, la prohibition des émisions étrangères, sur laquelle ils avaient beaucoup compté pour diminuer le passif de la balance des comptes, s'était révélée inefficace. Certes, les emprunts lancés par des &%ciétés ou des gouvernements étrangers étaient tom-

Page 1