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Au bout Avant de six mois
Industries du coton .......... 66.708 113.836
» laines et peignés .... 25.012 41.529 Autres industries textiles ...... 68.168 85.199 DOTE ADD NAN en EE 3.426 19.440 1 TS PME ADO EME TRS EME ho.722 102.834 Constructions navales ........ 83.896 103.479 Ghaussures ...,.... SP Ol SR RES 10.413 17.770 ROHÉDICE ES le: MARS VOS 9.663 15.408 Chemins fe: fer... Fe 9.376 20.120 ROLE AR ON ee aient tue 710.232 1.009.547
Si l'on ajoute que dans l’industrie du coton 21 à % des ouvriers considérés comme au travail perdaient 17 heures par semaine, que dans l’industrie lainière 37 & % des ouvriers perdaient 10 heures # et que dans les peignés 4o % perdaient 12 heures ; que dans la chaussure ces chiffres montaient à 45 % et à 12 heures 3/4, on voit quelles ont été les conséquences du conflit minier.
Les exportations, du reste, en font foi. Pendant les dix premiers mois de 1926, les exportations de charbon ont décru sur ce qu’elles étaient en 1925 de 26 millions et demi ; celles de fonte et d’acier de 8 millions trois quarts ; celles de coton et d'objets de coton de 36 millions trois quarts ; celles de laine de 7 millions un quart ; enfin, les exportations d’autres textiles et de vêtements de 2 millions trois quarts.
En résumé, et bien que pareille évaluation soit
forcément sujette à caution, le coût global de la crise aurait été, d'après les estimations moyennes, de 400
millions de livres sterling (3). Un chiffre aussi fort se passe de commentaires.
Une crise d'une telle violence éclatant peu de temps après le retour à l’étalon-or devait incliner bien des esprits à chercher dans l’un la cause de l’autre. Il ne nous paraît pas que ce soit l'entière vérité.
Sans vouloir nier l'importance du facteur monétaire dans le désarroi économique qui a suivi la guerre, il semble que son rôle ait été, peut-être, exagéré. Comme le faisait remarquer justement M. Snow devant la Royal Statistical Society de Londres, la politique monétaire n’est qu’une considération de second plan pour beaucoup d’industriels. Le cotonnier de Manchester, par exemple, est plus directement touché par une mauvaise récolte aux Indes ou par des troubles en Chine que par une légère déflation.
On ne peut s'empêcher, du reste, de noter, dans le cas qui nous occupe, que la crise que vient de traverser l'Angleterre n’est que le prolongement de celle dont elle n’a cessé de souffrir depuis 1921. Le tableau suivant qui nous donne les variations trimestrielles du chômage depuis cette date nous prouve que la dépression économique a duré continuellement. &
(3) Voir l’Economist, 50 novembre 1926, p. 862, « Ce qué la crise minière a coûté à l'Angleterre ».
Pourcentage des chômeurs d’après les chiffres fournis par les Trade-Unions
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