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Venant à échéance avant mai 1930 (Treasury Bonds 5 o/o, National War Bonds 5 o/o et 4 o/o, War Loan 3 + o/o, Treasury Bonds
5 + o/o, Exchequer Bonds 3 0/0)
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Remboursable à partir de 1928-1930 (dont 2.044.053.000 de 5 o/o War Loan, de 1919 AR Le I AR OR LUC CRUE EEE FOR NE RS 2.978.360.000
Delte à long terme :
Remboursable après 1940 et 1960 ...,........ 2.077.801 .000 Dette ertéeure LS LR A 1.110.778.000 HORS eee AU Res re Ne Sir UN NET 7.707.889.000
Ce tableau fait clairement ressortir l’importance des échéances de dette à court terme accumulées dans les années prochaines. La dette venant à maturité est de £ 265 millions en 1927, de près de £ 4lo millions en 1928. Le gouvernement anglais s'est déjà préoccupé de la convertir. En janvier 1927, il a lancé un grand emprunt 4 % Consolidés, ayant pour but de parer aux échéances de l’année : à savoir, £ 26.900.000 de Treasury Bonds 5 % à échéance de février 1927, £ 158.116.000 de National War Bonds 5 % à échéance d'octobre 1927, £ 79.984.000 de National War Bonds h %, également à échéance d’octobre 1927. La conversion s’est effectuée d’une manière satisfaisante. Les souscriptions à l'emprunt de 4h % Consolidés ont atteint £ 209 millions dont &x millions d'argent frais et 128 millions de titres. Mais les échéances de 1928 et des années suivantes demeurent.
Dans ces conditions, la politique fiscale du Chancelier de l’Echiquier ne saurait se départir de son énergie. Tant pour parer aux non-renouvellements possibles dela dette flottante qu'aux rembour-
sements à prévoir de la dette à court terme, des excédents budgétaires sont indispensables. Sans doute, dans l'hypothèse où nous nous sommes placés, celle d'un réveil des affaires, des plus-values sont à espérer dans lle rendement de l’Income Tax. Elles ne sauraient suffire. Le gouvernement anglais doit chercher, dans la réduction de ses dépenses administra- ‘’ves, dans le dégonflement des sommes allouées à l’Amirauté, le complément nécessaire au superéquilibre de son budget. S'il entre dans cette voie, la réforme monétaire a bien des chances de ne rencontrer de ce côté aucune difficulté sérieuse.
Reste l’écueil du volume exagéré de la circulation, en face d’un stock d’or relativement réduit. Déjà avant la guerre, la pauvreté de l'Angleterre en métal jaune était une cause d'inquiétude et de discussion aux Assemblées annuelles des Banques. M. Hartley Withers proposait même que le gouvernement remboursât en or à l’Institut d'Emission sa dette, qui dépassait 11 millions de livres, ou que, par une élévation du taux du marché, on attirât à Londres le métal jaune, accroissant ainsi les espèces en circulation (5). Cette pauvreté n’a fait qu'augmenter avec la guerre. L'émission non gagée des currency-notes, l'énorme développement des dépôts ont rendu la base métallique, sur laquelle reposent la circulation fiduciaire et la superstructure du cré-
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} & (5) Voir Hartley Withers, op. cit., chap. XIV, La réserve d'or.
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dit, extrêmement exiguë. Pour s’en rendre compte, il suffit de songer que les 2 milliards de livres sterling de dépôts des banques anglaises, les 300 millions de currency notes et les 140 millions de bank notes n’ont pour gage, en définitive, que les 150 millions d’or détenus dans les coffres de la Banque. Il est vrai que ce miracle — le mot ne nous semble pas trop fort — quelque fragile qu'il puisse paraître aux yeux des profanes, fonde sa solidité sur les habitudes mi-séculaires d’une nation.
Il faut remarquer, du reste, que c’est précisément l'avantage du Gold Exchange Standard qu'il permet à un pays d'accrocher sa monnaie à l’or avec un stock de métal même très réduit. Tant que l’Angleterre s’en contentera, sa pénurie d’or, par conséquent, ne pourra lui être nuisible. Mais l’or dût-il revenir dans la circulation, ce qui, à notre avis, n’est nullement souhaitable, il est vraisemblable que les souverains seraient assez peu employés et que, dans ces conditions, la Grande-Bretagne n'aurait pas trop à souffrir de ses réserves d’or restreintes.
On sait qu’en définitive le stock de métal d’un pays ne sert qu’à solder les déficits momentanés de sa balance des comptes. Or; dans le cas d’un réveil de la prospérité industrielle de l’Angleterre, il est à prévoir que ces déficits ou n’existeront pas, ou seront très réduits. L’excédent des importations sur les exportations ira en diminuant, un solde restera disponible pour les placements à l'étranger, et le montant global de ceux-ci allant chaque année en aug-
mentant, les revenus que l'Angleterre tiréra de ses capitaux investis au dehors seront ile meilleur contrepoids à ses fortes importations.
Il est intéressant de noter à ce propos que la proportion du stock d’or de la Grande-Bretagne par rapport au volume mensuel de son commerce extérieur, si elle est certes minime, est comparable à celle de plusieurs pays importants. D’après des calculs de l’'Economist (6), elle s’établirait comme suit pour les principales nations du monde :
Moyenne des Réserves importations d’or mensuelles (en millions de £) Proportion
Angleterre .. 2.4: TOI 97 1.6 Hofande”s une ho.3 18.6 220 Süêde 121.2u56.. LA 12.6 6.7 1.9 SLSCENE CLS 18.9 8.7 2.1 Allemagne ........ 85.4 48.0 1.8 Belgique 4.4.4 :2% 14.9 14.5 1.0 Rhséie Les ere Ars 17.4 6.4 ee Tchécoslovaquie ... 5.6 8.9 0.6 Gañadla 402 0.20 + k4.3 19.2 2.9 Australié 568 cn 0 A6 LOT 3.8 Inde, .....:.440%42% 22.0 14.0 1.6 Tiabe here ee 65.5 18.0 3.6 France (7) eee rate 146 36.0 h.x Espagne 1..4.:44:.2.: 101 5.8 18.3 Argentine & 2... go : 14.2 6.2 TAPOR ES E cle 197 17.4 9-0 Etats-Unis ........ 610 72 8.8. ,
Ainsi l’exiguité des réserves anglaises en métal = (6) Voir l'Economist, 23 avril 1926, p. 843. 1e
(7) Le chiffre de la France s’est depuis lors notablement accru.