‹ La Réforme Monétaire anglaiseChapitre 23 sur 31 · TA NOE · texte numérisé non relu

TA NOE

Enibe

ment industriel et commercial, des liens trop inti mes les unissant l’un à l’autre (8), à reconnaître que ce soit possible, l'avenir ne nous apparaîtrait pas beaucoup plus souriant. Comme le notait avec raison Jean-Pierre Lazard (9), une nation qui ne vivrait plus que du commerce de l’argent ne tarderait pas à sombrer dans la paresse et dans le luxe. Londres ressemblerait bientôt à Venise et à Amsterdam. Quelque temps, elle éblouirait le monde par son opulence. Mais viennent les grands courants commerciaux à délaisser l'Atlantique pour le Pacifique, vienne l’Europe à n'être plus qu’ « un appendice occidental de l'Asie », il ne resterait à l'Angleterre que le souvenir de sa fortune. Son époque aurait été.

Les variations qui peuvent survenir däns là valeur du métal jäune sont le dérnier élément dont nous devions tenir compte däns cet examen dé l'avenir du retour de l'Angleterre à l’étalon-or. Leur importance

(8) Qu'il nous suffise de citer, à l’appui de notre dpinion, ces quelques dignes d’Arnauné : « La cause primordiale qui fait de l'Angleterre 1e grand tentre barñquier de l'Angleterre réside précisément dans ses extraordinaires et incessantes exportations, à raison desquelles chaque pays du monde, recevant constamment des objets manufacturés de l’Angleterre, est dans l'obligation pour les payer de faire des remises, soit en numéraire, soit en produits, soit en papier de commerce... Cette prépondérance dd Énpeter Paffaibit à mesure que, des rapports directs s'établissent entre les divers pays ». (La Monnaie, le Crédit et le ‘Change, 5° édition, p. 125-196).

(9) J.-P. Lazard, Op. ci.

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