‹ La Réforme Monétaire anglaiseChapitre 4 sur 31 · ER · texte numérisé non relu

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réel du marché (17). À la suite d’une entente entre les Clearing Banks de Londres, probablement sous l'instigation de la Banque d'Angleterre, le taux auquel ces banques prêtent au marché fut élevé ; d'autre part, tous les procédés auxquels recourrent les courtiers de change, aux époques de tension monétaire, pour se procurer de l'argent à meilleur compte, furent rendus impossibles. Il en résulta une hausse du loyer effectif de l'argent qui contribua encore à attirer à Londres les crédits américains.

Mais la majeure partie des placements que fit New-York à Londres furent sans nul doute des placements spéculatifs. Certes, il est difficile de faire le départ entre ceux qui n’attendaient pour se dénouer que le retour de la livre au pair et ceux qui étaient plus durables ; et il faut reconnaître, avec le président de la Westminster Bank, qu’en janvier 1995, alors que la livre sterling était déjà proche du pair, nombre de spéculateurs avaient dû liquider leurs positions. [l n’en reste pas moins que l’occasion offerte au capital mondial était trop tentante pour ne pas avoir séduit la spéculation. Il n’arrive pas sou-

(17) Voir à ce sujet un intéressant article de l’Économist, supplément bancaire du 9 mai 1925. L'auteur de l’article fait très justement remarquer que celte politique de tension était d'autant plus nécessaire que la demande de bills sterling, provoquée par la spéculation à la hausse de la livre, en faisant hausser le prix des bills, tendait, à faire baisser le taux de l’ess compte. Et il y voit avec raison la preuve de l'efficacité d’une entente entre la Banque d'Angleterre et les Clearing Banks, entente que M. Hartley Withers préconisait déjà dans son livre classique sur The meaning of money, chap. XII.

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