‹ La Réforme Monétaire en PologneChapitre 5 sur 36 · INT · texte numérisé non relu

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rait les dépenses de l'Etat, d’où aggravation de l’inflation dont la vitesse d’accroissement n’arrivait plus à rattraper la dépréciation vertigineuse du change, entraîné dans la baisse par la spéculation.

La valeur intrinsèque de la circulation exprimée en monnaie stable subissait en effet une diminution rapide, ce qui amenait, par contre-coup, une accélération de la réduction du pouvoir d’achat des capitaux. Fin novembre, la circulation atteignait 53.217.494 millions de marks (valeur 20 millions de dollars) et en décembre 125.371.955 millions de marks (valeur 15 millions de dollars), tandis que le cours du dollar en bourse de Varsovie passait de 3.550.000 marks à 6.390.000.

La prospérité trop artificielle du pays commençait à être sérieusement ébranlée. L’inflation avait tué l'épargne et poussait à une spéculation effrénée et démoralisatrice ; arrivée au dernier stade, elle menaçait de détruire toute la vie économique. La presse à billets tournait de plus en plus vite pour les besoins de l'Etat, qui couvrait près de la moitié de ses dépenses par ce procédé. C’est ainsi que le déficit budgétaire de décembre 1923 s’élevait à 64 millions de francs or sur un budget de 96 millions pour le mois.

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