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K.P. qui devait accroître son portefeuille de devises et crédits sur l'étranger, et l'utiliser en intervenant sur le marché.
Profitant de l’heureux effet qu’avaient produit ses énergiques mesures fiscales et son intention bien arrêtée de ne plus avoir recours à la planche à billets, M. Grabski chargeait dans le courant de janvier la P.KK.P. de faire une attaque psychologique de front sur le marché des devises. Les réserves de change (environ 2 millions de dollars, plus 21 millions de francs-or de lettres de change déposées par les industriels en avance sur l’impôt sur la fortune), étaient jetées en Bourse. Cette attaque entraînait la masse qui se mit à rapatrier et à vendre ses devises étrangères jusque-là conservées, et à rechercher le mark dont la baisse fut arrêtée brusquement. Le cours du franc-or fixé officiellement chaque jour par arrêté, en dépendance de celui de la Bourse d’ailleurs, s’était élevé fin décembre jusqu’à 1.220.000 marks, puis à 1.950.000 au 10 janvier ; il descendait ensuite vers 1.900.000, puis 1.800.000 au 7 février, alors qu’au début de janvier la spéculation avait joué en Bourse le franc-or à 4 millions pour la fin du mois.
Un arrêté en date du 7 février, avait donc fixé le franc-or à 1.800.000 marsks, cours atteint à la Bourse du même jour. Le Président du Conseil résolut d’empêcher une nouvelle revalorisation du mark. L’introduction du franc-or comme monnaie de compte dans
AS 5 Res
tous les domaines, tandis que le mark restait seule monnaie légale, l’obligeait en effet à rechercher assez rapidement une relation stable entre ces deux valeurs, afin de ne pas nuire à l’équilibre budgétaire et d’éviter les perturbations à prévoir dans les crédits et les prix. Aussi, la P.K.K.P. était-elle chargée de défendre et maintenir le cours du 7 février. Les devises avec la stabilisation affluaient d’ailleurs en plus grand nombre encore, et la Caisse les achetait au moyen de marks émis en contre-partie, de telle sorte que la circulation passait, de ce chef, de 314 trillions de marks au début de février à 570 trillions au 27 avril, compte tenu des crédits d’escompte, bien entendu. Cet accroissement de l'émission était d’ailleurs voulu par M. Grabski, qui jugeait la circulation exigué et insuffisante par suite de l'inflation, et pensait pouvoir ainsi porter le chiffre des billets à un niveau facilitant l’exécution d’un budget équilibré par des impôts valorisés. Le portefeuille or et devises de la Banque d’Emission, qui n’était que de 141 millions de francs-or au 20 janvier, s'élevait ainsi à la suite des achats, à 276 millions le 27 avril ; il devait permettre de dominer le marché monétaire.
Tenues cachées dans le pays ou à l’étranger durant l'inflation, ces réserves d’or et de devises allaient ainsi jouer un rôle capital, tant pour l’alimentation du Trésor et de la Banque (impôt sur le capital, souscription aux actions de la Banque de Pologne, opé-