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culaient d’ailleurs conjointement jusqu’au 1* juin, date à laquelle le rachat du mark commençait pour durer légalement jusqu’au 31 mai 1925 ; le 1° juillet 1924, le zloty restait seul moyen légal de paiement. C'était donc la création d’une monnaie à base d’or et le système adopté provisoirement était celui du gold-exchange standard : l’or ne circule pas, mais le zloty est maintenu au pair sur le marché mondial par la Banque de Pologne, qui utilise sa réserve de change pour fournir des devises au commerce.
Telle est la réforme exécutée par changement d'unité monétaire, à la suite d’une longue inflation et après une courte période de stabilisation à un cours voisin de celui atteint un jour donné par l’ancienne monnaie sur le marché des changes. L'intervention massive sur ce marché avait eu pour but, non une revalorisation, mais l’arrêt de la baisse du mark ; la fixation d’un rapport maintenu stable pendant trois mois, puis décrété définitif entre le zloty et le mark, ne correspondait qu’à l’adoption du cours coté le 2 février en Bourse, comme base de la valorisation définitive des impôts et de toute l’économie. Le taux de stabilisation sanctionnaïit donc la dépréciation du mark sur les marchés étrangers.
Le zloty se maintenait au pair pendant plus d’un
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an, et le succès de la réforrne semblait s'affirmer, lorsque, brusquement, une baisse de 10 % se produisait le 29 juillet 1925, sur les Places de Berlin et de Dantzig ; quelques jours après, la monnaie polonaise ne perdait plus que 2,9 %, et l’on pouvait espérer la voir regagner le pair, lorsque le mouvement de baisse reprenait dans ia deuxième quinzaine d'août, pour continuer sans arrêt jusqu’au mois de décembre ; à cette époque, le dollar était coté 11 z1. au lieu de 5,18 au pair. Après diverses alternatives, le zloty se fixait aux environs de 9 zl. pour un dollar; 1l était stabilisé au niveau de 8,91 zlotys en octobre
La première chute du zloty sur les bourses étrangères, le 29 juillet, n’avait pas gagné le marché intérieur, où la Banque de Pologne continuait à approvisionner le marché en devises au pair, assumant par conséquent la perte au change. Mais les réserves de cet Etablissement s’épuisaient de jour en jour, par suite du déficit croissant de la balance du commerce. Tous les sacrifices demeuraient vains, et, devant la diminution croissante de sa réserve tombée à 63 millions vers la fin d’août, la Banque se voyait contrainte, le 27 août, à contingenter les demandes de change, ce qui fut le motif le plus sérieux pour une accentuation de l’attaque contre le zloty sur les marchés étrasgers, particulièrement en Bourse de Berlin. A la même date, la Banque de Pologne suivait désormais les