‹ La regence et Louis 15Chapitre 18 sur 88 · I.A REGENCE · texte numérisé non relu

I.A REGENCE

confidents intimes de madame du Maine, et passait même pour l’amant de mademoiselle, de I^unujr, qui avait, disait-on, toute la confiance de la princesse.

L’abbé Bfigant, après trois ou quatre jours de recherches, fut arrêté à Montarpis, ramené à Paris, et écrouéà la bastille.

Foucault de Magnv se sauva. C'était unecsi)èce de fou, dit Duelos, qui, dans toute sa vie, ne fit qu’une aetionsage, ce fut de s’enfuir.

Le chevalier d'Aydie, cousin et beau-frère de Riom, se trouvait dans une maison où il devait sou|)cr, et était occupe à regarder une partie d'échecs, loi-si|u il ap|ii il (pie le prince de Cellamare était arrêté. D'Aydie très-attentif à une nouvelle si intéressante, n’en parut pas moins attentif à sa pirtie. .Au bout de di.\ minutes, un des joueurs s’avoua vaincu. Alors d'.Aydie otîrit de prendre la partie, la prit et gagna. Aprèaïqiioi, au moment ou l'on annonç;dt que le smqier était servi, il profita du mouvement qui se faisait et sortit. Une fois dehors, il se liAta de descendre chez lui, envoya chercher des chevaux de poste et partit.

Le tO au matin, le marquis de Pompadour fut arrêté chez lui. C’était le jMire de la belle madame de Courcillou, et l’aieul de la princesse de Rohan.

Lorsqu’on se présenta chez M. de Richelieu pour l’arrêter, il était encore couché. R entendit du bruit dans son salon. Mais avant même qu’il eût eu le temi» de demander ce que c’était, Duchevron, prévôt de la connétablic, était dans sa chambre avec une trentaine d’archers. Le duc avait eu, la veille au soir, une lettre d'Albéroni et l’avait fourrée sous son traversin. Cette lettre, on ne |xad plus compromettante, |K‘rdail le duc s> elle était saisie. Le duc conserva son sang-froid, et sautant à bas de son lit ;

— Messieurs, dit-il , je suis prêt à vous suivre, laissez-moi seulement le temps de causer avec ma table de nuit.

Kn disant ces mots, il ouvre sa table de nuit, se penche pour prendre le pot de chambre ; et tandis (|uc par un mouvement naturel, bvs gardes se détournent, il saisit la lettre, la porte à sa bouche, et l’avale sans (|ue pei-sonne s’eu soit a|ierçu.

M. le duc du .Maine fut arreté à Sceaux, par La Billarderie, lieu-

Arre^lalioD do la ducliesss du Maine. ConsjMration do Ccllamure.

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