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A CCS cris, Gai ns sc rcveilla, dciiiaiiilaiit ce ijui était arrivé. Il fallut liii'ii le lui (lire. .Aloi-s, tout furieux, il courut au salon, où étaient le due et la duchesse d’Orhauis, attendant l’cIVet du remède, et à grands cris leur dénonça Gliirac.
Aloi-s, on SC |uvci[iita dans la cliamhre de la malade, que dix miuulos avaient suffi (lour replonger dans un étal désespéré. Mais en ce moment, impudeuce étrange, apparut Chirac, qui sc vanta tout haut cl en riant de ce qu'il avait fait, et, avec une révérence iroiii(pie, souhaita à madame la duchesse de Berry un bon voyage et sortit.
Deux joui-s après, la duchcs.se était morte sans avoir un instant repris connaissance.
Pendant l'agonie de sa fille, le duc d'Orlévms était resté longtemps à soa chevet. Mais enfin, enlminé par le duc de Saint-Simon, il l'avait suivi dans un |Kdit cahinet, où, la fenêtre ouverte et ajfipuyésiir le Iwlcon, il (winvait plemer tout à son aise.
Sa douleur était si profonde, ses sanglots si violents, qu'un instant, disposé comme était le dur à une nllai|ue d'apo|ile\ie, on craignit la sulîocalion. Knlin, connhe il fidiait, |iour sortir, rcjiasser par la charnltrc de la princeswv, on ohlini du duc qu'il rcivasserail avant (jn'ellc fût morte. .Mais (|uand ce [htc désolé revit étendue sur son lit d'agonie celle fille (pi'il avidt tant aimée, il ne put faire un |Kis de plus : il alla tomlier à son chevet et ne se releva que lorsqu'elle fut expirée.
Alors scidemcnt il revint au Palais-Royal , chargeant M. de Saint- Simon de veiller à tout, et disant tout haid que la maison de la princesse, et même la sienne , étaient inviU'es à ne recevoir d'ordres (jue du duc.
las détails de rantopsic demeurèrent secrets. Le bruit courut qu'accoucht* à |veine de|>uis trois mois, le cor|»s avait présenté l'aspect d'une nouvelle grossesse.
La duchesse d(v Berry fut enterrée sans gardes- du-corps, ni eau bénite, ni oraison funèbre, rd aucune cérémonie; son cœur fut porté au Val-de-Gràce.
Le convoi fut celui d'un riche particulier, et le seul hor.neur royal
LA BtUENCE
f|iii fui iTiiilu il ce [wiivrc corps fut de reposer dans l'antique basilique de l)iigi>liert.
Ia> roi porla le deuil six semiines et la cour trois mois.
La diielii'ssi! <le l!err\ laissa une seule fille.
l'ti jour, un iiiciinnu se présenla au convent îles Hospitalières du faubiiiii'g S.iinf->l,ui-e iu. et pria la supérieure de rerevoir dans sa maison une |ieltlc lille d’environ deux ans, aecoinpapni'e de sa pviivernaiilc. Le prix de l a pension arrêté, cet inroimu paya d'avance les cinq pi eniières années.
Puis il retourna clierclier l’enfant qu'il amena au couvent avec sai •.'oiivcrnante. Le carros.se était plein de ballots de lln^e orné de dentelles et d élolTes pour roln's. 11 y avait en outre un iielil service de vaisselle tout eu argenl.
ttnelqiie tenqis api'i's 1 1 mort de la duchesse de lîiTry, madi-iuoiselle de Cli.irlix's. dovciniealibes.sc de Cbelles. lit iv. l unor l'eiil'inl cotnine élant sa nièce; ce fut abus seulcmeid que l’on connut le secret de sa naiss inee.
Vingt ou viugl-eiii(| ans après, Diiclos dit avoir vu celle religieuse dans un couvent de l'onloise. Toute sa fortune alors était réduite à nue pension de trois cents francs.
l’resipieen inéine temps que celle mort , qui eut lieu le 21 juillet . tï If), à minuit, deux autres morts, qui dix ans anparavaid eussent remué le monde, arrivèrent suis f.iirc plus de sensation que si ceux qu’ellys frapp lieul cnssenl été des personn iges ordinaires.
La premiire de ces deux morts fut celle fie madame de lUainlenon.
Madame de .Mainteiinn élait à Sainf-Cvr depuis la mort du roi. Elle y ilemeiirait avec nue espèce d’éliqnelle de reine-douairière, lausique la reine d’.\ngle!erre .diait diuer eliez elle, chacune avait son fauteuil. Les jeunes élèves de la m.iison leS servaient, et tout se passait entre elles sur le pieil fie l égalité.
M. du Maine seul (louvait allei’ la voir sans le lui faire dem inder.
Il lui réndail fie fréi|ueiils devoirs, et elle, de son côté, le rerovail toujours avec une ti iidresse de mère. Elle fut plus sensible à la ibgradation de son lils adoptif qu'elle ne l’avait été à la mort du roi.
LA RËUÜNCi:
Et , pour mourir en qucl(|uc sorte comme (^llc avait vécu , elle s’alita le lendemain du jour où elle apprit son ari'eslation ; et, après trois mois de fièvre et de langnenr, elle mourut le s.nncdi 13 avi il 1719, à l’Age de cpiatre-vingl-trois ans.
(3;f(e aulre mort, si importante dans une autre époque, si ignorés; à ré;iKiquc où nous sommes arrivés, fut celle du père Le Tellier, confesseur du roi , qui inouï ut le 2 septeinlire di; la même anné'e.
Pendant celenqis, la guerre d'Es|signc se continuait, et le ttijuin nous prenions Fontarahie, le H août Saint-Si';lKistien.
Enfin, dans le courant de ce deruier mois, le clievalier de Givry, avec cent hommes montés sur une escadre anglaise, surprenait la ville de&ntenaet y hrülait trois vaissiïni* espagnols, tandis que le mariH-hal de lîervvick entrait en Catidogne et s'emiwrait de la ville d’I’rgel et de son château.