‹ La regence et Louis 15Chapitre 3 sur 88 · I.\ ntGlîNTE · texte numérisé non relu

I.\ ntGlîNTE

mort , de conduire le jeune roi à Viiicennes, à cause de la salubrité de l'air, le régent, au lieu d'y voir un inconvénient, y voyait une facilité pour lui ; Vinccnnes étant plus prés de Paris que dc.VeiviilIcs, et Paris étant le eentre de ses affaires, et surtout de ses plaisirs.

Néanmoins, les médecins de la Cour, ayant sans doute, pour des motifs de commodité pei-sonnellc , déclwc l'air de VeisKii lies aussi pur que quelque air que ce fut , le régent assembla les médecins de Paris, (|ui, prubaldcniont et toujoiii's par le même raotil' de commodité, se décidèrent pour Vinccnnes.

En conséquence, le jeune roi fut conduit au donjon le 9 ; c'est-àdire lemêmejouroù leccrcucildu roi mort fut conduit à Satnl-Denis.

Les cours étrangères vengèrent l^ouis XIV des insultes qui avaient été faites à son cadavre par la populace do Paris.

A Vienne, l'cmiiereur prit le deuil comme d'un père, et tout diverlissement fut défendu ])cndant le carnaval, qui ne venaü cependant que (|uatre mois aprè“s.

A Constantinople, un gi-and service fut célébré, et le comte des Alleui-s , ambass,ideur de France près la Porle-Oltomanc , demanda et obtint une audience du grand seigneur, pour lui notifier la mort de Louis XIV.

Le sultan le reçut .aussitôt, et le visir lui dit :

— Vous avez perdu un grand empereur, et nous un grand ami et bon allié : Sa Ilautesse et moi avons pleuré sa mort.

Ce fut pendant qu'on rendait à Louis XIV ces honneurs suprêmes à l'étranger, que d'Argenson vint dire au régent qu'on, traitait le roi de banqueroutier.

— Eh bien ! demanda le régent, quel remède voyez-vous à cela?

— Il faut , répondit le lieutenant de police , faire arrêter ceux qui tiennent ces mauvais pro[X)S.

— Vous n’y entendez rien, dit le prince, il faut payer les dettes du défunt, et tous ces gens se tairont.

LA HIÎGENCB

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