I.UUIS XV
1* Le roi Süiiiislas alx)i(|iiera la couronne de Pologne, dont il sera cciwndant reconnu roi, et dont il conservera tous les honneurs et tous' les titres. Il sera, à l'instant nnîme, rais en iwssessiun du duché de Bar, et aussilAt que le grand-duché de Toscane sera échu à la maison de lorraine, le duché de I.«rraine lui sera alKindonné |iar celte maison , puis les deux duchés de Lorraine et de Bar seront réunis à la couronncdeFrance après la mortduroi Stanislas. .\ cescnndilions, le roi Auguste est reconnu roi de Pologne et grand-duc de Lithuanie.
2* Le grand-duché de Toscane appartiendra à la maison de Lorraine après la mort du présent possesseur. Toutes les puissances lui en gai-antiront la succession éventuelle , et , en attendant cet événement , la France lui tiendra compte des revenus de la Lorraine.
3* Les royaumes de Naples et de Sicile appartiendront à don Ciu"los, qui en sera reconnu roi.
V Tous les autres lîlats détachés que l'empereur possédait lui seront restilncs. Les duchés de Parme et de Plaisance lui seront cédés. Les con(piCtcs faites en Allemagne i>ar les armes delà France lui seront rendues.
5* Le roi garantira à rempereur la pragmatique sanction de 1 7 1 3.
6“ Enfin , il sera nommé des commissaires de jiart et d'autre pour régler les limites de l’Alsace et des Pays-Bas.
Le 5 novembre I73S, la cessation des hostilités est publiée en Allemagne, et, le 15 du même mois, en Italie. Ce traité recul le nom <lc traité de Vienne.
Il y a ceci de remarquable pour nous, que le remimiement européen qu’il amène est encore en vigueur de nos jours, malgré ks secousses que l'Europe a éprouvées depuis cent ans.
Ainsi, la France est encoreaujonrd'hui, avec l’Alsace conquise |>ar Louis XIV, cl la Lorraine ajoutée par Louis XV, la F rance de la maison de Bourixvn , et non celle de la Bépublique et de Napoléon.
Ainsi, le royaume piemontais, qui doit s’agrandir plus tard de Gènes, s’agrandit de deux provinces. .
Ainsi , le royaume de Naples et de Sicile, conquis |>ar la branche cadette des Bourbons d'Espagne, cstencoicaux nutinsduroi Ferdinand, héritier de celle branche cadette.
LOUIS XV
Ainsi , malgré la révolution démocratique de Florence , le grandduc de Toscane , représentant de la maison de Lorraine , vient de rentrer dans scs Éttas.
Enfin les duchés de Parme et de Plaisance ne sont sortis de la maison de l’empereur que par la mort de la grande-duchesse Marie-Louise.
Il est vrai que nous verrons, avant dix ans, la fin de toutes ces puissances péninsulaires dont nous n’avons pas vu le commencement.
Tout l'honneur de ces deux campagnes fut à la France-, aussi, pendant les années 1734, 1735 et 1736, tous les regards furentils tournes vers nos armées, qui accomplirent tout ce qui se fit d’important.
A l’intérieur, M. de Richelieu épouse la princesse Elisabeth-Sophie de Lorraine, fille du prince de Guise, laquelle, neuf mois après le mariage , lui donne un héritier, qui prend le nom de duc de Fronsac. Le comte de Belle-Isle est nommé chevalier de l’ordre du Saint-Esprit. Le roi fait maréchaux de France M. le duc de Rivas, M. le man|uis de Puységur et le prince de Tingry . Notre ancienne connaissance, la princesse Charlolte-Aglaé de Valois, princesse héritière de Modène , revient à Paris. Le dauphin passe entre les mains des hommes à r%e de six ans et demi. M. le duc du Maine meurt, âgé de soixantesix ans, en son château de Sceaux. Enfin, la reine accouche d’une nouvelle princesse.
Pendant ces trois années, le théâtre est entièrement tenu par Voltaire et Marivaux.
Voltaire fait représenter Aixire et \' Enfant prodigue; et Marivaux, le Leg» et les Fausses Confidences,