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la inaladio des plus graves, déclara qu’il ne répondait pas du roi, à moins que la maladie ne fut bien conduite, et que, surtout, le roi ne jouit d’une grande tranquillité.
Dès lors, par ordre du duc de Richelieu, foutes les portes furent fermées, et le roi ne fut plus servi que par scs domestiques les plus intimes, par M. le duc de Richelieu, par madame de Châteauroux et madame de Lauraguais.
Cependant, à l’instant même, trois partis s’étaient formés autour du roi ; le parti des ministres, le parti des princes, le parti du favori et des favorites.
Ix; parti des ministres, qui avait le même intérêt que celui des princes, avait M. de Maurepas pour chef. Le parti des princes était composé de M. de Chartres, de M. de Bouillon, de MM. de La Rochefoucauld et de Villeroy, de M. de Fitz-James, évéque de Soissons, premier aumônier, et du Père Pérusseau, jésuite, confesseur du roi. Les deux maitresses, le duc de Richelieu, Meuse, les aides-de-camp et les valets de chambre, formaient le troisième parti.
Ijc parti des princes, réuni à M. de Maurepas, était décidé à pénétrer, coûte que coûte, jusqu’au roi, et à profiler de la raidadie et de l’affaiblissement qu’elle devait naturellement apporter dans l’esprit de Louis XV, pour faire chasser madame de Châteauroux et madame de Lauraguais. Mesdames de Lauraguais, de Chûteauroux et le duc de Richelieu étaient résolus à tenir bon dans la chambre du roi , comme une garnison assiégée tient bon dans la forteresse jusiju’au dernier instant.
Pour que l’on comprenne bien la force de la position de M. de Richelieu , il faut qu’on sache qu’il était premier gentilhomme de la chambre, et que le privilège du premier gentilhomme était d’étre maitre absolu de la chambre du roi, et d'en refuser la porte selon sa volonté.
C’était un privilège dont il avait usi'; depuis le commencement de la maladie.
Le comte de Clermont se présenta donc le 1 2 août à cette porte.
M. de Richelieu , comme d’habitude, voulut la lui défendre, mais d’un coup de poing il écarta les deux baüanls.
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M. de Richelieu iiisislu cl voulut luire obstacle. Mais l'ccartaiit de la main :
— Depuis quand un valet, dit M. de Clermont, croil-il avoir le droit d’era|xVlier les princes du sang de voir le roi de France.
Puis s’avançant vei's le lit du roi :
— Sire, dit-il , je ne puis croire que Votre Majesté ait l'intention de priver les princes de votre s;ing de la satisfaction de savoir par eux-mêmes des nouvelles de votre santé; nous ne voulons pas que notre présence vous importune, mais nous désirons, à cause de notre amour pour vous, avoir la lilierté d'entrer quelques momeids; et pour vous prouver que nous n’avons pas d’autres desseins, Sire, je me relire.
Il s'appréUiit en effet à se retirer, quand le roi étendant la main vei's lui, lui dit :
— Non, Clermont, reste.
C’était un premier sum's. •
On [wrla au roi d’entendre la messe dans sa chambre.
Le roi dit que cela lui ferait plaisir, et l’on introduisit l’évcque de Sois.sons.
Madame de Châteauroux et Richelieu voyaient du cabinet où ils s’étaient retirés, rennemi se fortilierpiedà piéd dans la place. M. de Soissons aloi's s'approcha du lit du rdi et hasarda ce mot terrible : Confession.
— Oh! dit le roi , il n’est pas encore temps.
M. de Soissons insista.
— Non, dit le roi, j’ai trop grand mal à la tête et trop de choses à retrouver et à dire pour me confesser maintenant. — Mais, dit l’évêque insistant toujours , Votre Majesté pourrait commencer aujourd'hui et achever demain.
Le roi secoua la tête. .M. de Soissons vit que ce jour-là il avait obtenu du malade tout ce qu’il en pouvait obtenir, et se retira. Derrière lui et le comte de Clermont, madame de Châteauroux rentra; et pour combattre l’intluence que venaient de prendre les princes, elle commença auprès du roi ses cai'csses accoutumées.
Mais celui-ci la repoussa doucement,
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— Non,non,prince8se(l), dit-il , je crois que nous faisons mal; assez donc, assez.
— Il faudra peut-être nous séparer, dit-il, — Fort bien , dit madame de Cliàteauroux, piquée.
El elle se retira.
Le lendemain, La PcjTonie qu’on avait fait venir de Paris, alla trouver leduc de Bouillon, et lui dit que le roi n’avait plus que deux jours à vivre, et que par conséquent il était important qu’il se confessât, et que c’était de son devoir, à lui, grand chambellan, d'annoncer au roi que l'heure de cette confession était arrivée. Le duc de Bouillon , qui comprenait tout le coté désagréable de la commission dont il était chargé, manda M. de Charapcenetz , et lui ordonna de faire part au roi, des paroles du chirurgien. Chanipccnetz obéit , s'approcha du lit de Louis XV et lui fit part de l’urgence de la situation.
— Je ne demande pas mieux , 4't le roi ; mais La Peyronie se trompe, il n’est pas encore temps.
Mais comme si un avertissement lui était envoyé d’en haut, à peine eut-il prononcé ces paroles, qu’il tomba en faiblesse, criant d’une voix mourante :
Le Père Pérusseau, vite le Père Pérusseau, et il s'évanouit,
LePère Pérusseau se tenait prêt, il accourut. Un instant aprèsquelo roi eut rouvert les yeux, le Père Pérusseau apyiela le duc de Bouillon.
— Bouillon, lui dit le roi, reprends ton service, lu n'éprouveras plus d'olistacle de la part de iiersonne, j’ai sacrifié favoris et lavorites à la religion et à ce que veut l’Kglise,
Puis la porte se referma pour lais.ser le roi seul avec son confesseur. Le triomplie de M. de Boissons était complet. Aussi l’évèque ne perdit-il iioiut de terni»; il courut droit au cabinet où se tenaient madame de Chàteauroux et sa sœur, et les yeux étina-lants, la figure animée :
— Le roi , Mesdames, vous ordonne de vous retirer de chez lui sur-le-champ, dit-il.
(I) Princesse, étail un mol d'amitié tlqmié i»r le rni à madaipe de Chàlcnuroux.
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Puis, se rclournant vers des gens qui le suivaient:
— Qu’on almtte à l'instant même la galerie qui dorme de l'a|)jiarlciuent du roi à l'aliliaje de Saint-Arnoult, ordonna-t-il, alii) que le [leujde sache qu’un grand scandale est expié.
Les deux femmes étaient consternées et courbaient la tête sous l’anathêmc.
Aloi-s, M. de Richelieu s’avança :
— Mesdames, (jU-il en face de révê(|ue, si vous avez le courage de rester et de braver des ordres extorqués dans un moment de )aiblesse, je prends tout sur moi. Cette offre de )l. de Richelieu (>orla l’exaltation du prélat à son comble.
— C’est bien, s’écria-t-il; puisqu’il en est ainsi, que l’on ferme les saints tabernacles, afin que la disgrâce soit plus éclabmtc et la ré|xinitioii au Seigneur plus copiplète.
Alors, les deux femmes joignirent les mains, se courlvèrcnt et sortirent la.honte sur le front, les yeux Ixiisscs et sans oser regarder personne. Mais cela ne suffisait pas au furieux prélat. Il lentra prés du roi,
— Sire, dit-il, les lois de l'Église et nos saints canons nous défendent d'apporter le viatiiiue lorsque la concubine est encore dans la ville. Je prie Votre Majesté de donner de nouveaux ordres pour son départ ; car il n’y a pas de temps à jierdre. Votre Majesté va mourir.
Le roi tremblait à la seule idée de la mort et de la damnation ; aux cris et aux menaces de M. de Soissons, il accorda tout ce que l'on voulut. Les deux femmes furent non pas conduites bois de la maison, mais chassées aux huées de la populace; elles coururent aux écuries du roi et ne trouvèrent pas même un officier qui voulut leur donner une voiture pour les aider à travciscr la ville. Chacun les renia à qui mieux mieux. M. de Belle-lsle,Seul, leur offrit son bias et leur fit donner un carrosse; lui, savait ce (jue c’était que la disgrâce, cl combien dans la disgrâce une main amie est la bienvenue. Mesdames de Bellcfonds, du Rourc et de Rulvenibré furent les seules qui acconI[)agnérent les fugitives, qui, au milieu des injures, des malédictions de la |iopulacc, traversèrent la ville, et furent conduites dans une maison de campagne à quelques lieues de
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Melz; et encore cul- on graniViicine à en trouver une, chaque propriclaire les repoussant comme des pestiférées. Les deux fugitives hors de la tille, les galeries abattues, le scandale de la réparation ayant enchéri sur le scandale de la faute , M. l’évèque de Soissons permit que le roi fût administré. Le moribond royal reçut le corps de Notre-Scigneur, en disant :
— Monsieur, j’ai fait ma première communion il y a vingt-deux ans, je désire en faire une bonne et (m’clle soit la dernière.
Le viatique reçu, le roi murmura :
— Qu’un roi qui va [laraitre devant Dieu a de comptes à rendre! Oh!j' ai été bien indigne de la royauté.
Mais le triompbc de M. de Soissons n’éfail pas encore complet; madame de Cbàteauroux avait la surintendance de la dauphine, il la lui fit (Mer, les deux proscrites n’étaient qu’à trois lieues de la cour, le prélat exigea qu’elles s’en éloignassent à cinquante ; enfin, la confession du roi avait été secrète, l’évêque demanda une confession publique.
— On lue notre maître, murmuraient les valets. — Pourquoi donc M. de Fitz-James ne lui demande-t-il pas tout de suite son royaume? dit tout haut Lcbel.
•Mais tous ces murmures ne firent qu’enhardir le prélat; au moment d’appliquer les saintes hudes, et comme chacun se renfermait dans un religieux silence :
— Messieurs les princes du sang, dit-il, et vous, grands du
royaume, le roi nous charge, monseigneur l’évêque de Metz et moi, de vous dire à haute voix, qu’il ('qirouve un repentir sincère du scandale qu’il a causé dans le royaume, en vivant comme il l’a lait avec madame de Cbàteauroux ; il en demande pardon à Dieu, et ayant appris ([u’elle n’est qu’à trois lieues d’ici, il lui ordonne de ne point ap|irocher de la cour de cin(|nanle lieues, et Sa Majesté lui éle sa charge dans la maison de la dauphine. .
— Et A SA SŒUR AUSSI, ajouta le roi en soulevant sa tête sur son oreiller, par un suprême effort.
Tout était fini pour le parti de M. de Richelieu et des favorites; le parti des princes triomphait, les prélats avaient remporté la victoire,
et ils en lisjient avec ce raffinenient et celte iversistanoe de cruautés toute particulière aux persécutions ecclésiastiques. Cependant le rcù allait de ]ilus mal en plus mal. La retraite des ministres et des courtisans, sjmplômcs ]ihysiques, annonçait sa fin prochaine. Le 15, à six heures du matin , on appela les princes ]X)ur «ju’ils assistassent aux prières des agonisants; de six heures à midi, le roi tomlia dans une espèce d’agonie; d'Ai^genson fit emballer les pa[ùers, le duc do Chartres fit atteler sa chaise de poste pour se rendre à l'armi'c du Rhin; les médecins se retirèrent, et le roi, entre la vie et la mort, fut abandonné aux empiriques. L'un d'eux, dont on ne sait pas même te nom, lui fit avaler une très-lorte dose d'émétique. Cette dose d'émétique amena une elTroyable évacuation, et avec cette évacuation un mieux sensible.
Le roi avait sans cesse demandé le docteur Dumoulin : on avait expédié courrier sur courrier ; le docteur arriva comme un mieux sensible se manifestait ; il constata ce mieux, et annonça au malade qui n'y pouvait croire, un commencement de convalescence. Le 17, le docteur Dumoulin répondit du roi.
La reine, qui, Ie9 ausoir, avait appris la nouvelle de la maladie, recevait chaque jour un bulletin de La PeyTonie; u'osanl [xirtir pour Metz, regardant comme un supplice de rester à Versailles, elle se laissait aller à un véritable désespoir, se renversant en arrière, se roulant sur les lapis, demandant à Dieu de la frapi>er elle-même et de conserver la vie au roi. Lorsqu’elle apprit le renvoi de la lavorite, au lieu de s'en réjouir elle s'en épouvanta. La pauvre reine comprenait toutes les douleurs de la femme, elle courut avec sa maison et le dauphin, s’agenouiller devant le Saint-Sacrement. A chaque |H)rle qui s’ouvrait elle palissait et était prise de convulsions. Un courrier arriva qui lui [lermit de venir jusqu’à Lunéville, et au dauphin et à Madame, jusqu’à Chàlons; elle voulut partir à l’instant même, fit venir des chevaux de poste et partit, ayant dans sa première berline Cl avec elle, madame de Luynes, madame de Villars et madame de Boufflers ; dans la seconde, madame de Fleury, maüame d’Antin, madame de Montaut, madame de Saint-Florentin et madame de Flavacourt; madame de Flavacourt qui était à l’aris, et ipii elle,
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toujours Silgc cl relwllc au roi, veiiait prier la reine ilc reuimencr, ce que la reine, juste et bonne, lui acconla , ne voulant pas (jue la disgrâce des coupables pesât sur l’innocente. A Soissmis, la reine trouva des dépêches de d'Argenson qui lui annonçaient que le roi l'attendait avec iuipatieiice. Li route fut donc poursuivie à fond de train; et, en arrivant à Metz, la reine se précipita de sa voilure, et toute courante, alla tomber à genoux au chevet du roi qui donnait, et qui, se réveillant, lui dit :
— Ah! c’est vous. Madame, je vous demande pardon du scandale que j’ai causé , des peines et des chagrins que je vous ai faits ; me pardonnez-vous?
La reine fondait en larmes et ne pouvait lui répondre, et le roi réivétait : — Mc pardonnez-vous, me pardonnez-vous? Et la pauvre femme n’avait la force de faire autre chose qu’un signe de la tcle qui voulait dire : — Dui, oui.
Pendant plus d’une heure, elle resta attachée à son cou.
Leroi fit .dors'approchcr le Père Pérusseau piur qu’il fût témoin de cette réconciliation conjugale.
Pendant ce temps le d.auphin et M.vd.vme, qui n’avaient reiai ]iermission de venir que jusqu’à Chàlons, dépassaient cette ville, et, à Verdun, recevaient l’ordre des’arrcler. Malgré cette défense, le duc de Chàlillon, gouverneur du jeune prince, cniilinua sa route, taudis que, de son cûlc, madame de Tallard faisait avancer les princesses, qui SC désolaient de se voir éloignées de leur père, et surtout, jvamii elles. Madame Adélaïde qui en eut la lièvre.
Malgré tout le monde, M. de Chàlillon arriva à Metz, entra chez le roi et présenta le dauphin à son |ière.
Mais Louis XV reçut son fils ainé avec une froideur qui déconcerta son gouverneur, leipicl demanda au roi pardon de la lilierlé qu’il avait prise; mais le roi ne ré'pondit pas, pcismadé qu’il était que ce (|ui avait amené le dauphin à Metz, ce n’était point le désir qu’éprouve un fils de revoir un père, mais la curiosité d’un héritier qui dréire savoir oi’i en est son héritage.
Au mois de septembre, le roi él.ait entièrement guéri de sa maladie ; mais à la maladie avait succédé une tristesse profonde , une mé-
laiicolin cniitinue. Toutes lis scènes qui s’étaient passées autour de lui (K'iidant sa maladie se représentaient à scs yeux , et ce qui en rejaillissait de honte sur l'homme faisait monter le rouge au visage du roi. A chaque instant il regardait autour de lui comme s'il eut cherché quel(|u’un, et ce quelqu’un dont il ne pouvait pas se passer, c'était surtout Richelieu. Richelieu, de son crtié, sondait le terrain. S’adressant pour les renseignements au cardinal de Tcncin et à M. de Noailles, qui tous deux lui répondaient qu'ils étaient convaincus qu’il n’avait jamais été plus avant dans le cœur de Sa Majesté ; alors Richelieu commença par faire remettre directement au roi la relation de tout ce qui s'était passé pendant sa maladie, conservantà chaque acteur le réle ipi'il avait joué dans cette tragi-comédie. N’épargnant personne, ni princes du sang, ni prélats, ni courtisans : l'envoi fut bien reçu. Richelieu comprit que la |>ortc lui était ouverte, et sc glissa par cette porte. Le roi reçut timidement encore son ancien favori; mais il était visible qu'il le recevait avec plaisii’. IV’s lors, la réaction s’opéra; la reine vit peu é |vcu renaitre l’ancienne froideur du roi pour elle, et la veille du départ pour Strasbourg, la imivrc femme ayant demandé au roi quel serait son sort ù l'avenir et ayant ajouté :
— Sire, je serais bien heureuse de vous suivre. Le roi se contenta de répondre : — Ce n'est point la peine. — Et elle n’en put tirer autre chose.
Li reine, tout éplorée, partit pour Lunéville. Le duc de Peuthiévre resta à Metz, an’été pir la petite vérole. Madame la duchesse de Chartres et la princesse de Conti déclarèrent qu’elles iraient à la guerre, et sc présenteraient à la tranchée devant Frilxmrg. Enfin, M.vdemoiselle et madame de Modène allèrent à Strasbourg, (juant au roi il discontinua ses prières, manifestant une humeur farouche, parfois une colère concentré-e. A Lunéville il s’arrêta près du roi de Pologne, mais rien ne put le divertir; et quoi que pussent faire les dames, pas un sourire ne passa sur ses lèvres. Sa distraction était même si grande, qu’il partit de T.unéville sans songer à faire ses adieux à la' reine de Pologne, et qu’il lui renvoya un courrier de dix lieues pour lui demander pardon de cet oubli. Il en av.üt fait
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aillant [xiur sa leinmc, et ce lut un second courrier qui répara cette inadvertance.
Arrivé <à Saverne, où il [lassait se rendant à rarmée, il reçut de mailaine dcCliàlcauroiix nue lettre d'amour et une cocarde, et dès ce moment, sa passion reprit tellement le dessus, que l’on disait liuit haut à la cour que l'ancienne favorite ne tarderait [xiint à reconquérir sa position. A FrilMiurg, dont il faisait le siège, le roi apprit que le duc de Cliàtillon , voyant madame de Cliàteanroux disgraciée, avait écrit en Es|)agnc des lettres peu honorables sur la ré- [lutalion de sa maîtresse. Sur-le-cliamp il signa une lettre de cachet contre le duc et la duchesse de Chàlillon. Et non-seulement il signa cette lettre contre le duc , mais encore il ne lui pardonna jamais. En an après, M. de Chàlillon étant tômlié malade, il obtint à loree d'instance de venir fairedes remèdes au château de Lieuvielle; mais il lui fit déicnse d’entrer à Paris. Au mois d’aoùt, le duc ayant besoin d’aller aux eaux de Forges, il fit demander au roi la [K'i mission de traverser Paris. — Oui, m, lis sans y coucher, rr'|K)iidil le roi. Enlin, en t7li4, le duc de Chàlillon mourant, lit reprisicnlcr [Kir madame de Ponqiadour, alors favorite, la douleur profonde où il était de mourir dans la disgiàce du roi ; mais le roi [lerinit seulement à madame de Pompadour de ré(K)ndre que le roi voulait bien oublier le passé, mais à l’égard de la iamille du duc seulement, qui pouvait compter sur les bontés du roi. Tel était Louis XV.