‹ La regence et Louis 15Chapitre 56 sur 88 · IS XV · texte numérisé non relu

IS XV

parfaite, le "ouvcrncinenl anglais l'aisail tous ses préparatifs ]iour fraïu'liir les limites de r.Vadicet envahir la jilus grande partie do nos ét!d)lissomciits en Américpje. Le plan général était d'envoyer de fortes escadres anglaises, <ph fcrmeVaicnt aux Français l'entrée du fleuve Saint-Laurent, pendant que quatre armées fondraient sur les derrières de nos colonies. La mission particulière du général Bradock, au milieu de ce plan, était de prendre te fort Duquesne, de remonter l'Ohio pour joindre, par le tac Rrié, M. Shirlei|, qui t'attendait à Choagen avec cinq mille hommes, des haniueset du canon, l'ne fois i-ônnis, ils devaient agir de concert, prendre Niagara et Frontenac. Pondant ce temps, le colonel Johnson s’emparerait du fort Frédéric, du lac Ctiamplain, de la rivièi'e de Richelieu, et se mettrait en état de prendre au printemps la ville de Montré;d, tandis (pi'unc autre armée anglaise [vénétrerait jusqu’à Québec par la rivière Saint-Je;m. Ileuicusement, rimmense plan avortait en tombant entre luvs mains. L'escadre de JL Dubois de La Motte, auquel ou avait enlevé le Li/.v et r.Jfcj'de, comptait encore sept vaisseaux. Elle avait mis à terre JL de Dieskau avec des troupes de débar- (luement. On était en état de défense; et les sauvages, qui haïssaient les Anglais, nous promettaient d'être pour nous de puissants auxiliaires.

■Malheureusement, à (s^ine arrivés, Dieskau, après avoir battu un corjvs de quinze cents Anglais, près du lac Georges, apri'S les avoir poursuivis jusque sous les retranchements du général Jackson, est blessé et pris. Jlais, maintenus et surveillés, les Anglais sont obligés non-seulement de renoncer au vaste plan (jue nous avons exivosé, mais encore de se tenir sur la défensive. D'ailleurs. |>our prendre le commandement de nos trou|ves, on attend un nouveau chef, (kî nouveau chef, c'est Louis-Joseph de Saint-Véran, marquis de Jlontcalm, c’est-à-dire un des plus braves généraux de, l’armée française.

sang des Gozon n’a pas dégénéré dans stsi veines. C'est encore, à lui ces grands Ivois de la Dragonnière, où son aïeul exerçait .ses chiens à l'attaque du serpent. Sa carrière sera courte, mais rayonnante, glorieuse et rapide comme celle de la bombe qui doit lui creuser sa lomlie.

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