‹ La regence et Louis 15Chapitre 83 sur 88 · I.ollis XV · texte numérisé non relu

I.ollis XV

sa vraie fnniH' f l dans sapriiiiilivo piirelé, nous nous sommes lemUi il leurs Iravanx, |ici'sun<lù <|u'en leur donnant dus signes de noire ])icn\cillance, nous aurions la douce salisfaction d'avoir travaillé pour la gloire de riaternel et le liien de riinmanité.

Il Sur ces molil's, après avoir suflisamment étidili et vérifié, auprès du vénéralde et de hcauconp de meinlires de ladite loge, le [inuvoir et l'autorité (pie nous avons à cet ell'et avec le secours de ces mêmes frères, nous créons et fondonsà perpétuité à l'orient de Lyon la pnisentc loge Egy ptienne, et nous la constituons Imje-mère par tout l'orient et l'occident, lui attribuant pour toujours le titre dislinctif de sage.s,sc triomphante, et nommant jioiir ses oflicici-s ier|Htuelset inamovihlas G. G. G. »

CcllciKitcntc,entrcautrescmhlèraes, portait une croix avec ces trois lettres ; L. P. D. Ces trois lettres étaient les initiales de ces trois mots •

Lii.IA — PEUiaiS — riliSÏKUE.

Foulez aux pieds les lis.

.Maintenant, que l'on se souvienne qu’entre autres cédc'brités pliilosopliiques agrégiies aux loges maçonniques du dix-lniilièine siècle, on compte tiondorcct, Voltairo, Dupuis, Lilaude, Bonneville, Volney, Fauclict, Bailly, Guillotin, La Fayette, Mimou, Chaiiellier, MiralKxni, Sii’vi's, d’IIolbacli et le duc d'Orléans (Philippe Egalité), et l’on sera tente de croire que l’opinion du Pi re BarrncI sur l'alliance des francs-maçons et des philosophes n’est pas tout à fait dénuée de raison et de vérité.

C’était. donc dans les circonstances politiques, philosophiipies et sociales (pie nous venons d’expoa'r, que Louis XVI, l' homme le |)lus faillie de sa race, allait moider sur le trône.

D'où venait cette cs|ièce d'atxfiardissemcntî Nous allons le dire.

Pour conserver les es|>èccs animales et même végétales dans une longue jeunes.se et dans une cotistante vigueur, la nature a indiqué le croisement des races et le mélange dis* fainillcs. .Vinsi la gretVe dans le ri-gne végétal est le principe conservateur de la bonté et de la laxnilé des espix’es. .4insi chez l’homme le mariage entre parent.s trop proches est une cause de la décadence des individus. Li na-

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lurc souffre, biiguit et dégénère lorsque plusieurs générations se reproiliiisenl avec le même sang. Li naliiie, an contraire, est avivte, régénérée, renforcée, lorsqu'un principe prolilique, étranger et nouveau, est introduit dans la conception.

Ainsi des héros fondent toutes les grandes races, et des hommes faibles les terminent. Voyez llenri III, le dernier des Valois; voyez Gaston, le dernier des .M.slicis; voyez le eirdinal d-Yorlt, le dernier desStuarU; voyez Charles XI, le dernier des Habsbourg.

Kh bien Icelle MUSC première de la dégénéralion des races, c’est à-slire le mariage dans la famille qui se fait sentir dans toutes les maisons dont nous venons de nommer les descendants , est plus sensible dans la maison de Üourbon que dans aucune autre, (larceque nulle part plus que dans la maison de liourtion il y eut alors de ces alliances de familles. Iz; sang qui régnait sur la France était en effet riquilé si précieux, si grand, si sacré, qu'il ne devait se mêler à aucun sang inférieur en noblesse, de sorte que pour okar au pi-éjuge des familles royales et catholiques européennes , de ne s’allier qu’avec leur égale, la maison de Bourbon dut Immcr ses mariages aux maisons de Florence, de Savoie, d’Autriche et d’Espagne. °

Ainsi, par exemple, en remontant de bmis XV à Hem-i IV et à Marie de Médicis, Henri IV se trouve cinq lois le trisaïeul de Louis XV, et Marie de Médicis cinc; fois sa trisaïeule.

Ainsi, en remontant à Philippe III et à .Marguerite d’Anlriche. Philip|H! III est trois fois son trisaïeul, et Marguerite d’Autriche trois fois sa trisaïeule.

Ainsi, sur trente-deux trisaïeuls et trisaïeules de Louis XV, on trouve six iicrsonncs de la maison de Bourlmn, cinq pereonnes de la maison de Médicis, onze de la maison d’Autriche-Ffakhourg, trois de la maison de Savoie, liois de la maison de I»rraine, deux de la maison de Bavière, un prince de la maison de Stuart et une princesse danoise.

Ainsi donc, c était au plus faible de la dynastie qu’était réservé le plus lounl lanleau. Quand il eût fallu au roi qui avait à lutter contre cette noblesse ak'.tai'die, contre cette société corrompue, contre ces philo.sophes corrupteurs, contre ces ennemis secrets et publics qui en-

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vcloppaicnt la monarchie, la puissance réorganisatrice de |lcnri IV et (le lj)uis XIV, les deux géants de la race. Dieu, dont les desseins étaient arrêtés d'avance, envojait le bon, niais dégénéré et impuissant monarque, qui, apris s’être appelé le duc de Berry et le dauphin de France, devait successivement s’appeler le roi de France et de .Navarre, Louis le Bienveillant, le Bestauratcur delà liberté, le lloi des Fram;ais, M. Veto et Louis Oipct.

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