‹ La régence et Louis QuinzeChapitre 27 sur 72 · S ions w · texte numérisé non relu

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iviils, 110 rocoMinl du roi (iii(M|U('l(|iu's|)oli<s prôsenls. (|irmi hourticois OUI ou houlo (TollVir à sa luaîlrosso.

t)ou\ porsoiuios (iront graïul bruit do collo inlriguc.

M. de Mailly et M. de Ncsle, le porc et le mari.

Le mari rocul l'ordre do cesser tout ooiiimoree avec sa femme. Le i)èro, dont les allaires élaienl lorl dérangées, se; lut moyennant cin([ cent mille livres. Celait Taire bien bon marché de riionncur de la maison de Neslc.

Quelque temps avant les événemenls que nous venons de raconler, c'est-à-dire le ol janvier 17o2, on signait à Versailles le conliat de mariage de jMadomoisolle de Chartres avec M. le prince de Conti, lesquels étaient mariés le lendemain par M. le cardinal de Rohan.

Ce prince de Conti était le fils du fameux prince de Conti dont nous avons parlé, et qui, mort en 17^27, avait laissé pour successenr à ses titres, à ses biens et à son nom, le comte delà Marche.

Quelques jours après, la mère du prince de Conti , IMarie-Thérèse de Bourbon-Condé qui se disputait périodiquement avec son fils, monrul à son tour, âgée de soixante-dix ans.

Il ne restait plus du nom de Conti que les deux douairières, le prince de Conti qui venait de se marier, et un oncle de celui-ci, grand prieur, homme d'esprit.

C'était, en outre, un prince brave, aimable, vif à l'excès, jaloux de son rang et prodigue avec folie. Un jour, son écuyer vint lui rendre compte qu'il n'y avait plus de fourrage dans son écurie. Furieux d'une pareille négligence, le prince appela son intendant, lequel s'excusa sur le trésorier qui n'avait pas voulu donner d'argent. Le prince alors fit venir le trésorier, lequel s'excusa sur ce qu'il n'y avait pas d'argent dans les coffres, et que le fournisseur refusait de livrer du fourrage sans argent.

Le cas était grave. Aussi , pour la première fois de sa vie, le prince se mit à réfléchir. Puis après avoir réfléchi.

— Qui nous fait crédit encore, demanda-t-il? — Personne, excepté le rôtisseur. — Eh bien, dit le prince, faites donner des poulardes à mes chevaux.

Le 2 juin, le jeune duc de Chartres est baptisé et nommé Louis- Philippe par ses parrains, le roi et la reine. Ce fut ce prince, père de Philippe-Égalité et grand-père du roi Louis-Philippe, qui épousa Madame de Montesson.

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PRÈS cette longue période de paix , ou de guerre sans inipor lance, un cvénenient s'accomplissait, qui allait remettre en question l'équilibre de l'Europe.

Le 1" février, le roi de Pologne , Frédéric Auguste, meurt à Varsovie, âgé de G'2 ans. Son fils, le prince royal et électoral de Saxe, succédait de droit à son électorat, mais il ne pouvait succéder au trône de Pologne , le trône de Pologne étant soumis à l'élection. Ce prince , Frédéric-Auguste II , était le même qui avait détrôné Stanislas, beau-père de Louis XV.

Le 3 mai la diète s'assembla, Le résultat de sa délibération fut :'' Que les seuls gentilshommes Polonais avaient droit à l'éligibilité. Qu'il fallait non-seulement, pour jouir de ce droit, être gentilhomme Polonais, mais encore être né de père et mère catholiques. Que personne autre que le primat ne pouvait proclamer le roi sous peine d'être déclaré ennemi de la patrie. Enfin, que l'élection était fixée au 25 du mois d'août.

Dès le 17 mars, le roi Louis XV avait déclaré à tous les ambassadeurs étrangers accrédités près la cour de France, qu'il ne souffrirait pas qu'aucune puissance s'opposât à la liberté de l'élection. Ce qui avait donné lieu à cette déclaration , c'était la demande faite par le primat et par un certain nombre de gentilshommes auprès du roi Stanislas.

Cette démarche avait pour but d'offrir la couronne de Pologne au père de la reine de l'rance. Mais en écoutant la proposition , Stanislas avait secoué la tète et avait dit :

— Je connais les Polonais, ils me nommeront, mais ils ne me soutiendront pas.

— Soyez nommé, lui fit dire Louis XV, et je vous soutiendrai, moi.

Sur cette promesse de son gendre, Stanislas accueillit l'offre qui

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lui ôlail failo cl dôclnra qu'il so inollrail sur los l'ani^s. Son comprliloiir naturel élait le prince royal el éleeloral de Saxe, fils du roi défunt.

Naturellement encore, la Russie el rAulriclic voyant que la l'rance s'élail déclarée en faveur de Stanislas, la Russie el l'Au- Iriclie se déclai'èrenl en faveur du i)riuce Auguste. La Russie lit croiser une Hotte dans la lialtique. L'Autriche donna ses ordres pour empêcher Stanislas de traverser ses étais.

Le 20 août, c'est-à-dire cinq jours avant le jour fixé pour l'élection, le chevalier de Thiange, qui avait de la ressemblance avec le roi Stanislas, ajouta encore à celte ressemblance eu se coiffant comme lui et en revêtant les habits que le roi portait ordinairement.

Ce changement de nom et de costume eut lieu à Berny, près Paris, oii Stanislas s'était rendu en quittant Versailles.

A Berny, le vrai roi et le faux roi se séparèrent pour se tourner le dos.

Thiange, traité de majesté, prit la roule de Bretagne, arriva à Bi'est, où il s'embarqua publiquement le 26 à dix heures du soir, au bruit de toute l'artillerie du port.

Quant au roi Stanislas, il devait gagner Varsovie par terre, accompagné du seul chevalier d'Andelot. V.n conséquence , le roi se coiffa d'une petite perruque noire et endossa un habit gris de la plus simple apparence; quant au chevalier d'Andelot, il s'habilla un peu plus somptueusement, car il devait passer pour le maître, tandis que le roi jouait purement et simplement le rôle d'homme de confiance. Tous deux montèrent dans une voiture en mauvais état et fort crottée, et avec des chevaux de poste gagnèrent la route de Metz. Mais si pauvre et si délabrée que fût la chaise , ce n'en était pas moins une voilure française, laquelle, en Allemagne, pouvait inspirer des soupçons à la première ville de l'empire. En conséquence, le chevalier d'Andelot reconnut que la voiture avec laquelle il était venu irait difficilement plus loin. Il invita donc son hôte à s'informer si dans la ville il n'y avait pas quelque chaise allemande à vendre. L'hôte chercha , en découvrit un& et vint annoncer la trouvaille au chevalier qui, trop fatigué, à ce qu'il prétendait, pour sortir lui-même, envoya son compagnon examiner la chaise, le chargeant de conclure le marché s'il trouvait le véhicule convenable.

Le roi acheta la chaise et ])aya. Puis fou se remit en roule.

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