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en Allemagne en 1931.
Cette figure a pour but de montrer l'importance relative des grands courants de vente (abstraction faite des moyens de transport) et l'i en Allemagne. Elle ne prétend pas à une parfaite exactitude : les rubans représentant les courants de ven
négale pénétration des charbons sarrois en France et
te n'ont pas une largeur rigoureusement proportionnelle à la uantité de charb ; de même les itinéraires ont été schématisés et les parcours arrêtés, par convention, au chef-lieu de chaque département. Pi q onapenau ;
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géographique précise, les charbons livrés aux Chemins de fer français : 930.000 tonnes (1), sur un total de ventes en France de 3.842.000 tonnes. Tous les réseaux français, sauf le Nord et le Midi, achètent du charbon aux Mines domaniales; mais ces achats en Sarre ne représentent qu’une part assez faible du total, moins du dixième en 1931 (2). Le P.-L.-M. qui, avec des achats variant entre 300.000 et 400.000 tonnes, est le premier client des Mines domaniales, ne couvre guère en Sarre que le sixième de sa consommation (°). Il est surprenant qu'entre 1929 et 1931 les diminutions d’achats des Chemins de fer français aient porté sur les charbons sarrois plus que sur les charbons allemands ou anglais. La Sarre n’est évidemment pas le fournisseur préféré (1).
Méritent également une place à part les départements qui achètent à la Sarre du coke : Moselle, Meurthe-et-Moselle, Saône-et-Loire, Rhône, Loire. On examinera plus loin la question du coke sarrois et de ses rapports avec la métallurgie française. Il faut noter dès maintenant que la Lorraine achète surtout du charbon et non du coke : les quantités de coke exportées de Sarre en France demeurent très faibles (100.000 tonnes en moyenne depuis 1930) malgré une tendance à l’augmentation. On peut en donner différentes raisons : le transport d’un coke aussi friable augmente le déchet; les forges lorraines se sont outillées depuis la Guerre pour cokéfier elles-mêmes le charbon et se réserver ainsi les bénéfices de la distillation. La raison majeure est que le coke sarrois a toujours été plus cher que le coke westphalien ou que le coke français du Nord. Aïnsi,
(1) Se répartissant ainsi : Est : 149.965 tonnes; P.-L.-M. : 319.959 tonnes; État : 104.760 tonnes; A.-L. : 278.979 tonnes; P. O. : 77.225 tonnes (chiffres du Service commercial de la Sarre; le total est inférieur de 50.000 tonnes au chiffre officiel du ministère des Travaux publics).
(2) Consommation en charbon des grands réseaux :