C. — LA SIDÉRURGIE SARROISE ET LE COKE
À peu près à la même époque où elle abandonnait le minerai de fer local, la sidérurgie sarroise adoptait définitivement le procédé de fonte au coke qu’elle avait expérimenté à plusieurs reprises depuis la seconde moitié du xvirre siècle.
(1) C’est la réponse de M. H. RôcHLiG (Berliner Bürsen Kurier, 20 décembre 1931) :
« Une autre question d’envergure est l’approvisionnement de l’industrie de la Sarre en minette lorraine. On oublie trop que cet approvisionnement est aussi de l’intérêt de l'exploitation des gisements français de minette. En France, comme dans les autres pays du monde, le minerai de fer n’est plus aujourd’hui le seul élément important dans la production de la fonte et de l’acier. Le riblon commence à menacer le règne absolu du minerai dans l’industrie. Cette tendance se fait sentir surtout dans les périodes de dépression, telle que celle que nous traversons où, par suite de la restriction de la production de la fonte brute et de l’augmentation de celle de l’acier Martin, on enregistre une baisse de la consommation de la minette aussi bien que de celle du charbon, en Lorraine et dans la Sarre. Cet état de choses explique nettement la communauté d’intérêts des deux industries sœurs. »
LA SIDÉRURGIE 379