‹ La Région Industrielle SarroiseChapitre 149 sur 270 · AT · texte numérisé non relu

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JUIL 1029 Novembre 1929 . .

Mai1930 07 Juillet 1930. . . .

Décembre 1930 . .

Janvier 1931 . .

ANT 108180 Janvier 1932 . .

Février 1932 0177 Septembre 1932 . . . . 123,50 Janvier 1093 Te

(1) Tarif du Service commercial.

(2) Tarif du Comptoir d’expansion commerciale, (3) Tarif du Syndicat Rhéno-Westphalien (d’après la revue Glückauf).

(2) En 1932 la métallurgie sarroise a acheté aux Mines domaniales 2.865.747 t. sur un total de ventes qui atteignit 8.866:019 t., soit 26,6 %,. En 1931 la proportion avait été de 30,9 #,.

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LA SIDÉRURGIE 301

chiffres des prix courants, et même rendent inutilisables les indications d’un prix courant, considéré isolément. S’ensuit-il que l’écart constaté entre les prix des fines de même qualité, mais de provenance différente, ne corresponde à rien de réel? Nous ne le pensons pas.

Le bénéfice que la métallurgie sarroise retire de la différence entre les fines lavées et les fines brutes est en grande partie absorbé par l'amortissement des lavoirs, les frais de lavage et le supplément de frais de transport; à tel point qu’à une certaine distance du bassin houiller, les forges ne veulent plus que des fines lavées. D'autre part, les Mines de la Sarre ne sont pas les seules à faire des concessions sur les prix du tarif; en période de crise, c’est une pratique commerciale courante et l’on n’a pas de raison de croire que les autres vendeurs se montrent plus intransigeants. Les concessions faites par les Mines à la métallurgie doivent être partout du même ordre.

Si on admet ce point, — et nous reconnaissons volontiers qu'il n’est pas à l’abri de toute critique, — on conclura que l'impression qui résulte de la comparaison des prix courants n’est pas entièrement fausse : il semble bien que le charbon à coke soit actuellement plus cher en Sarre que dans les autres grands bassins métallurgiques.

Or le coke entre dans le prix de revient de la fonte pour une proportion variable suivant les bassins, mais qui, en Sarre, n’est pas inférieure à 30 %, (1). On conçoit qu’il y ait là matière à conflit, non seulement entre la métallurgie sarroise et l'Administration des Mines, mais encore entre toute métallurgie et tout fournisseur de charbon à coke. Les usines de l'Est et les Mines du Nord se sont mises d’accord sur une formule qui fixe le prix du charbon, en tenant compte de tous les éléments du marché charbonnier et métallurgique. Entre les Mines domaniales et les forges sarroises il a fallu un arbitrage pour mettre sur pied une formule du même genre. Bref, les forges sarroises, malgré les progrès de l'extraction, le perfectionnement de la cokéfaction et la très forte réduction des importations de charbons étrangers, conservent le désavantage de payer leur combustible plus cher que les autres métallurgies établies sur le charbon.

c) Le problème du coke pose celui du statut des Mines. — Ainsi, bien qu'établie sur le charbon, la sidérurgie sarroise n’arrive pas à

(1) En 1933, on évaluait ainsi en moyenne la part des différents éléments qui interviennent dans le prix de revient d’une tonne de fonte : Main-d’œuvre, Sarre : Coke : de 30 à 40 %; lit de fusion : de 45 à 50 % entretien Lorraine : Coke : de 45 à 50 %; lit de fusion : 30% et divers : 20 %:

retirer de ce fait un avantage décisif. Bien mieux : elle n’est pas loin de considérer comme son point faible l’approvisionnement en combustible. Celi n’est un paradoxe qu’en apparence. Les rapports qu’elle 4 noués avec les Mines furent tardifs et purement commerciaux. Or aucun lien financier ne les unit; aucun organisme économique n’a la charge de régler le jeu de ces deux forces. L'économie sarroise présente, à un degré rare, l’absence de toute concentration verticale. ;

Si amères que soient les forges dans leurs doléances, elles doivent bien reconnaître que les Mines, en s’abstenant de transformer ellesmêmes leur houille en coke, en n’agrandissant pas leur cokerie de Heinitz, en ne construisant pas de lavoirs (jusqu’en 1927), marquent tout au moins le désir de ne pas entrer en concurrence avec elles. Un modus vivendi s’est donc établi, mais c’est un accord tout empirique et qui ne donne aucune garantie pour l'avenir. On ne peut pas demander aux Mines de tirer indéfiniment les marrons du feu.

Ou plutôt on le peut, mais en sacrifiant l'espoir de les voir devenir une entreprise «rentable ». De deux choses l’une : ou bien les Mines de la Sarre seront conçues comme une entreprise d'État, un office, qui vient au secours de l’industrie privée, et, d’une façon plus générale, de l’économie nationale en régularisant les cours des charbons — mais alors il faut livrer à la métallurgie sarroise des fines brutes à des prix plus bas encore que les prix actuels, et perdre l'espoir de rentrer jamais dans ses frais; ou bienles Mines devront être exploitées comme une entreprise commerciale ordinaire, traitant d’égal à égal avec la métallurgie et exigeant concession pour concession — et il faudra bien alors que la métallurgie paie le monopole de fait qu’elle possédait pour le lavage des fines et qu’elle possède encore pour la fabrication du coke et des demi-produits. Quelle que soit la solution adoptée, on ne pourra pas maintenir les Mines dans leur statut bâtard.

Que l’on concède à l’industrie privée un certain nombre de mines de charbon gras ou que l’on accorde dans un conseil d'administration une place suffisante aux représentants des intérêts métallurgiques, un premier résultat sera atteint : le rapprochement financier du vendeur et du client. On pourrait également imaginer que les Mines et les forges s'unissent pour fonder une société spécialisée dans la fabrication du coke, du gaz et des sous-produits, de façon à partager les bénéfices. De toute façon, le lien créé facilitera la discussion des contrats et transformera en paix durable un armistice qu’il faut périodiquement renouveler.

Un fonctionnaire des Mines disait avec humour : « Les Mines et la métallurgie se disputent sans cesse; mais elles ne peuvent pas

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