NS
Les secondes, plus riches en chaux, servent à la fabrication des ciments. C’est récemment, en 1927, que la métallurgie sarroise s’est mise à cette fabrication et deux usines seulement, Vülklingen et Brebach, livrent du ciment. La production de ciment, qui n’était que de 38.250 tonnes en 1910, est montée de ce fait à 160.542 tonnes en 1930, après quoi la crise a fait sentir ses effets; néanmoins la production de la Sarre représente encore, en 1932, 3,3 % de celle du Reich (contre 2,3 % en 1929). Le ciment est vendu surtout en Allemagne, puis en Alsace et en Lorraine, où la demande s’est accrue depuis les travaux de fortification.
c) Les sous-produits des aciéries. — Les scories que l’on obtient à la suite du traitement de la fonte au convertisseur Thomas ont une valeur plus grande encore. On sait que le principe de l’opération consiste à fixer le phosphore de la fonte par l’adjonction de chaux. On obtient ainsi des scories, dites scories Thomas, riches en phosphates de chaux et qu’il suffit de moudre avant de les livrer au commerce. Comme équivalent des phosphates naturels, elles sont assurées de larges débouchés dans les terres sablonneuses de l’Allemagne du Nord et les prairies acides de la Sarre elle-même. La production (345.352 t. en 1929, 237.710 t. en 1932) représente à peu près le quart de celle du Reich. Les deux tiers sont exportés en Allemagne.
Ainsi l’industrie chimique de la Sarre n’est pas seulement la plus allemande par ses origines, ses méthodes et ses capitaux (1), c’est aussi celle qui a le mieux maintenu ses ventes en Allemagne.