‹ La Région Industrielle SarroiseChapitre 178 sur 270 · LA BRASSERIE · texte numérisé non relu

LA BRASSERIE

Beaucoup plus simple a été l’évolution de la brasserie, petite industrie rurale, parfois monastique (1), qui s’est concentrée peu à peu dans de grands centres urbains.

Les pays de la Sarre moyenne ont pendant des siècles consommé presque autant de vin (ou de cidre, dans la région de Merzig) que de bière. Bien que la profession de brasseur existät déjà au xvie siècle (?) et que Sarrebruck possédât sa brasserie de cour (Æofbräu) avant 1789, c’est seulement après 1815 que la bière a fait disparaître les autres boissons. Même à cette époque l’industrie de la brasserie n’avait pas encore conquis son autonomie. Elle servait d'occupation accessoire à quelques aubergistes qui étaient en même temps cultivateurs (?). Ils utilisaient l’orge du pays et faisaient venir du houblon de Bade, de Wurtemberg et de Brunswick. Encore au milieu du x1x® siècle on importait de la bière du Palatinat où l’orge a toujours été renommée (4).

L'industrialisation du bassin allait substituer à cette poussière de petites brasseries, presque aussi nombreuses que les moulins, des usines à outillage mécanique. À l'heure actuelle, il existe dans le Territoire une douzaine de brasseries dont 7 grandes, réparties dans les principales villes. Une seule fait exception : la brasserie Walsheim, perdue dans le coin Sud-Est du Territoire, en pleine région agricole du Bliesgau

(1) En 1759, Stanislas Lesczinski autorise les religieux de Gräfinthal à brasser de la bière pour leur consommation et pour les pèlerins (Durivaz [89], 11, p. 251).

(2) La Türkenschatzung de 1542 mentionne un Brauer à Sarrebruck, et plusieurs

Brass ou Brasser.

(3) En 1860, il y avait 30 brasseries dans le cercle de Sarrebruck (avec 64 ouvriers) et 12 dans le cercle de Sarrelouis, dont 4 à la ville et 8 à la campagne (SELASINSKY [100], p. 48).

(4) SenzecaTeNDaAL [98].

Page 1