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RELATIONS DES PLATEAUX AVEC LA RÉGION INDUSTRIELLE

La côte et le plateau dont elle marque la fin sont en marge du bassin houiller. Pendant longtemps l’industrie n’y a pénétré que sous la forme d'industries à domicile, jadis fabrication des tabatières de carton ou des chapeaux de paille de palmier, aujourd’hui tressage de lanières de cuir pour les chaussures de dame. Rien dans le paysage n’annonce le voisinage quelquefois très proche des mines. La densité de la population demeure faible, à peine égale à la moyenne de celle de la France (arrondissement de Boulay : 71,1; Sarreguemines : 89,1). Le paysage est une bucolique toute d’un seul ton.

LES PAYS SARROIS 25)

Mais s’il est extérieur à la région industrielle, le plateau ne lui reste pas étranger. Une partie de sa population va travailler aux mines et aux forges. Cela est surtout vrai du Palatinat et du Bliesgau, beaucoup moins du Saargau dont les habitants tournent le dos aux mines (1). L'industrie de transformation s’insinue dans la vallée de la Blies (?) et elle remonte même jusqu’à Deux-Ponts, où les cheminées d'usines contrastent avec un charmant décor du xvirre siècle. Elle n’a pas encore pris pied sur le Plateau Lorrain. Mais ici c’est la mine qui pousse ses premiers puits. Faulquemont et Folschviller, le premier avec sa cité ouvrière et ses puits prêts à fonctionner, le second en plein travail de fonçage, constituent l’avant-garde de la région industrielle.

Le plateau d’ailleurs était depuis longtemps en relation avec la région industrielle, puisqu'il assure à lui seul la plus grosse part de son ravitaillement. Certes la zone d’approvisionnement du Bassin de la Sarre s'étend bien au delà des limites du Gau; mais il est naturel que pour les besoins quotidiens en viande, en lait et en fruits, les Sarrois s’adressent surtout aux régions voisines. Quatre voies ferrées branchées sur la ligne de la vallée de la Sarre et de nombreux camions assurent le transport rapide de ces denrées.

Ainsi les plateaux de Lorraine orientale et du Palatinat occidental qui, pour leurs propres achats, sont tributaires de leurs capitales régionales, Sarreguemines ou Deux-Ponts, voire de Metz, plutôt que de Sarrebruck, rentrent par ailleurs dans la zone d’attraction de la région industrielle. En les englobant à l’intérieur du Territoire de la Sarre, là où la frontière n’était pas fixée par le traité de 1815, on a sanctionné une solidarité déjà établie.

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