CERCLE D’OTTWEILER CERCLE DE SARRELOUIS
Chevaux| 1.344 1327 2.969 2.172 3.928 2.684 Bovins .| 10.758 | 13.423 9.929 8.464 | 14.842 | 16.335 Moutons| 5.780 1.562 3.090 1.573 5.039 171 Porcs, 1411428386 0012773% 3.821 20.162 7.119 | 30.803 Chèvres.| 2.248 | 12.295 3.377 | 14.800 22198 113-282
L'élevage du porc était lié autrefois à la vaine pâture dans les forêts, surtout dans les forêts de chênes du Saargau. Pendant longtemps la région sarroise élevait des jeunes que des marchands du Palatinat venaient acheter pour les revendre en Bade et en Wur-
(1) A la fin du xvarre siècle, il était cultivé surtout dans les cantons de Saint-Avold et de Sarrelouis, où il servait à engraisser les porcs et la volaille (CoLcen [87], p. 23).
(2) L'élevage des chèvres est, dans une certaine mesure, fonction des difficultés économiques. Il avait fortement augmenté pendant la Guerre et dans les années qui suivirent, par suite de la pénurie de lait. A partir de 1923, ildiminue rapidement pour atteindre le chiffre minimum en 1929, année de prospérité. Depuis cette époque,
il est à nouveau en progrès et le Gouvernement a fait distribuer des chèvres aux chômeurs.
(3) On comptait 50.000 moutons dans l’arrondissement de Sarrebruck en 1812 (A. N. K 10 5279).
temberg (1). Aujourd’hui les pores sont élevés jusqu’à l’âge adulte et consommés dans le Territoire (?). Le troupeau communal subsiste encore dans le pays de Merzig et dans le Gau; partout ailleurs, notamment dans les petites exploitations des ouvriers, l'élevage à l’étable est la règle.
Inférieur en nombre au troupeau porcin, le troupeau bovin a une importance économique plus considérable. Jusqu'au milieu du xixe siècle, les bêtes à cornes appartenaient exclusivement à la race de la Nahe-Glan, dite aussi race du Birkenfeld, sobre, s’engraissant facilement, mais mauvaise laitière. On rencontrait en outre dans la Montagne quelques échantillons de la petite race du Hochwald. Ces bêtes rustiques conservent la faveur des petits propriétaires; mais les fermiers n’élèvent plus que la race tachetée, dite de Simmental, pure ou croisée avec la race indigène. Introduites dans le duché de Deux-Ponts par des marcaires suisses au xv® siècle, les Simmentaler se sont répandues dans toute la région industrielle à partir du milieu du xixe siècle et elles ont limité vers l'Est l’expansion des Hollandaises, dont le lait contient moins de matières grasses. La limite des domaines de la race tachetée et de la race pie-noire, limite sur laquelle on reviendra plus loin à cause de son importance économique, passe à peu près par Boulay, Faulquemont et Benestroff, c’est-à-dire bien à l'Ouest de la frontière sarroise. La densité des bovins est surtout forte dans la partie Nord-Est du Territoire, où elle atteint 245 bêtes par 1.000 habitants dans le cercle de Saint-Wendel et 223 dans le cercle de Homburg (contre 86 pour l’ensemble du Territoire).
Les Simmentaler présentent d’égales aptitudes pour le travail, la boucherie et la production du lait. Mais dans ces deux derniers domaines les besoins sont si énormes que le cheptel local ne saurait y suffire. En effet, la consommation de viande est, comme dans toutes les régions industrielles, très élevée : 53 kg. 400 par an et par tête dans le Territoire, contre 52 kg. 840 dans le Reich. Il faut importer de la viande sous toutes les formes, conserves, viande frigorifiée, et surtout bétail sur pied. Sur les quelque 40.000 bêtes abattues chaque
(1) Les exportations sont en règle générale nulles. Cependant, en 1930 et 1931, la statistique révèle que la Sarre a introduit en France des quantités considérables de porcs (54.941 bêtes en 1930). Il s’agit en réalité de bêtes allemandes bénéficiant d’une prime de sortie accordée par le Gouvernement du Reich, introduites vivantes en Sarre à la faveur d’un droit de douane plus faible que sur les porcs abattus et réexpédiés en France. Ce trafic s’est maintenu jusqu’à la prohibition d’importation prononcée par le Gouvernement français en avril 1931.
(2) En 1809, on comptait déjà 22.335 porcs dans l’arrondissement de Sarrebruck (DeLamorre [88], p. 414).
054 LE TERRITOIRE DE LA SARRE Rae * : x , année à Sarrebruck, les bêtes sarroises ne représentent qu'une proportion infime.
Nombre de bétes amenées aux abattoirs de Sarrebruck (1931).
Pays d’origine
Allémapner test UNE 22 .049 55,8% D'iNnéMaArkR ME MIE ER RE 10.386 202 FraANCe de Rita lu tr el k.k92 AHSA D'ARTES etes denee ef 2 Ce Te 677 AAC Divers (Autriche, Yougo-Slavie, BEN Su RE A ARMES 1.969 SAR DOTA TEE ESS. se NA 39.573 100 %
Les proportions de la France et de l'Allemagne se sont modifiées depuis 1931, comme on le verra plus loin; mais la part de la Sarre demeure très faible.