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pecte; un examen plus attentif montre qu’on a affaire à un bane épais de conglomérat appartenant au Grès vosgien, présentant des lentilles sableuses et se trouvant au même niveau que le conglomérat de la carrière voisine de Neu-Forweiler qui, lui, porte une couverture de grès.
Toutefois ces faits, s’ils rendent plus délicate l’étude des terrasses, ne peuvent pas l’interdire. Il existe suffisamment de vraies terrasses et quelques critères simples permettent, dans les cas douteux, de les reconnaître.
Le premier signe est l’étagement des formes. Les terrasses se rencontrent généralement par groupes, étagées, chacune occupant un replat et séparée de la suivante par un gradin où les matériaux alluvionnaires sont plus clairsemés. Les remblais des routes et des voies ferrées constituent un maquillage du terrain qui accentue encore cette disposition.
Le second signe est d’ordre géologique. Dans les fausses terrasses, pas de stratification; on y trouve des fragments de grès non roulés et avec eux exclusivement les matériaux provenant des conglomérats permo-triasiques : quartz et quartzites. Dans les vraies terrasses les matériaux sont toujours stratifiés, et aux galets de quartz et de quartzite se mêlent des fragments de Calcaire coquillier, parfois de Grès de Stonne (1).
Enfin la couverture végétale est un signe presque infaillible. Le Grès bigarré, conglomérateux ou non, est en grande partie couvert de forêts, tandis que les terrasses ont été de bonne heure défrichées. Leur sable, transformé en lehm par l’incorporation d’argile, souvent riche en humus, se prête à la culture des pommes de terre, des betteraves fourragères et des choux. Ainsi ilexiste un paysage de terrasses, distinct du paysage du grès. Avec leurs étendues plates ou doucement vallonnées, leurs espaces découverts, leurs cultures et leurs villages, les terrasses de la vallée de la Sarre rappellent davantage le Gau que le Griesland.
b) Les niveaux pliocènes. — La comparaison des profils transversaux de la Sarre et des profils longitudinaux des affluents qui lui arrivent entre Besseringen et Serrig (fig. 10) fait apparaître les traces de trois cycles postérieurs à la surface de 400-420 mètres et qui correspondent respectivement à des niveaux de base locaux de 335-340, 310 et 255 mèêtres à Saarhülzbach.
(1) Je ne les ai rencontrés, en dehors de la surface de 400 mètres, qu’en trois points : au Sud-Ouest de Picard, dans la vallée de la Sarre; au-dessus de Blickweïler, dans la vallée de la Blies; au-dessus de Nieder-Auerbach, dans la vallée du Schwarzbach.
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