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Fraulautern ont échoué. Avec Roden même — officiellement Sarrelouis II — l'union est loin d’être parfaite : un long intervalle de prairies subsiste dans l’entre-deux, où les villas n'apparaissent que lentement, et la bonne entente entre les deux populations est quelquefois troublée. La concentration urbaine demeure ici inachevée.
L’attraction de Sarrelouis reste trop faible pour qu’elle ait réussi à englober, en une grande commune, les agglomérations industrielles de sa banlieue : Ensdorf, Fraulautern et Vaudrevange. En cent vingtcinq ans, de 1802 à 1927, la population de Sarrebruck;Saint-Jean est passée de 5.000 à 125.000 habitants; celle de Sarrelouis, de 4.000 à 15.000 habitants. 3
Toujours identiques à eux-mêmes, alors que les circonstances politiques qui les avaient fait apprécier ont changé, les avantages stratégiques de la vallée de la Sarre sont demeurés en définitive étrangers à son développement. Si parfois les guerres ont fait distinguer tel ou tel site, elles lui ont valu des remparts, non des habitants. Une ville peut bien devoir sa naissance à l’armée; mais pour grandir elle doit se hâter d’en quitter l'uniforme. La forteresse de Sarrelouis fut, heureusement pour la Sarre, une exception.
Nous n'avons jusqu'à présent retenu de la situation que ce qui
a favorisé ou contrarié l'établissement de relations commerciales
entre les pays voisins, à travers la région sarroise. Devenue une
région industrielle, celle-ci a acquis des besoins propres. Il lui a fallu
tout un système de moyens de transport, voies navigables et voies
ferrées, qui convergent vers Sarrebruck. Il faut examiner leur loca-
. bisation, leur densité, leur efficacité pour juger la situation du bassin
{industriel, non pas simplement d’après les conditions que la nature Îui a faites, mais d’après ce que l'homme en a tiré.
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