RES
res, malgré la laideur des faits qu’elles confirment et malgré leur opposition avec le rapport de M. Burat, sont entièrement exactes et découlent naturellement de
toutes les constatations faites un peu plus haut :
1° Le travail souterrain des houillères est contraire à la nature et à la distinction sociale de la femme ; il entrave le développement régulier de la jeune fille, non seulement il l’expose à toutes les infirmités et acccidents qui sont propres à l’ouvrier mineur, mais il détérmine chez elle des maladies particulières dépendant du trou-
ble de ces fonctions spéciales.
2 L'absence ou l'insuffisance de l'éducation, la promiscuité des sexes, les propos obscènes et les mauvais exemples qu’on rencontrera toujours dans les galeries souterraines, parce qu'une surveillance assez sévère ne pourrait jamais y être exercée n1 le jour n1 la nuit, font perdre la pudeur à la jeune ouvrière, et la plongent
dans la dépravation.
3° Cette fille ignorant les travaux du ménage et l’économie, ne possède aucune des qualités nécessaires pour remplir dignement ses devoirs d'épouse et de mère, n’exerce sur la santé et les mœurs de ses enfants et de son mari qu’une influence préjudiciable au bien être de la famille et de la société ; de là l'insuffisance de gros salaires, la fréquentation abusive du cabaret, le désespoir et les émeutes qui ont ensanglanté plusieurs bassins houillers.
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à 4 Comparant cet état déplorable à la condition physique et morale des ouvriers et des familles soit dans les manufactures, soit autour des houillères, où les femmes n'étaient pas admises, on a toujours constaté une supériorité en faveur de celles-ci. ee ee LE