‹ La Réglementation LégaleChapitre 76 sur 122 · V. l’article du Magasin Pittoresque, 1843, p · texte numérisé non relu

V. l’article du Magasin Pittoresque, 1843, p

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delle, et malheur à lui s'il sauccombe à l'ennui et s’endort; la main d’un deputy-overman faisant la ronde ne manquera pas de lui rappeler durement que le sort de la communauté repose sur lui. À quatre heures le mot Liberté ! liberté ! (Loose ! loose ! ) part du point principal, et se répète rapidement dans les parties les plus éloignées de la mine ; mais le /rapper n'est pas encore libre, il doit demeurer à son poste jusqu’à ce que le dernier putter ait passé ; il remonte alors à la chaumière de la famille et après un pauvre diner, il se hâte de se coucher ».

Le travail confié aux #rappers n’était pas très fatigant en lui-même. Mais sa longueur excessive, l’immobilité à laquelle l'enfant était condamné, l'obscurité presque continue, enfin la solitude où ces petits travailleurs se trouvaient pendant de longues heures, finissaient par produire des effets désastreux sur leur développement physique et intellectuel. Même un travail plus facile leur aurait été nuisible, puisqu'on les faisait descendre dans la mine à l’âge de 6 à 7 ans. et 1l n'était pas rare d'y rencontrer des enfants de 4 à 5 ans (1).

Les plus nombreux étaient les putters, et c'est leur fonction qui était la plus fatigante. Dans quelques établissements ils trainaient leurs chariots sur des rails, ceux-là

étaient favorisés, mais généralement ils se servaient des

1. Voir pour tous ces faits : II, Reports of the children employement commissionners : Mines and collieries. Presented to both houses of Parliament by command of her Majesty, 1842. M. Scriven’s Report, app. I, p. 65. — Dr Mitchell's £vidence, p. 48.

courroies. « Dans les galeries les plus basses, le putter, assimilé à une bête de somme, attelé au chariot par une chaine qui passe entre ses jambes et se lie à une ceinture de cuir qui entoure son corps, traine son pénible fardeau en rampant sur ses mains et sur ses pieds. Ce mode de traction fort en usage, arrachaït à un vieux mineur, interrogé à ce sujet cette énergique exclamation : « Monsieur, je ne puis que répéter ce que disent les mères : c'est une barbarie ! » (1).

Ce qui ajoutait encore à rendre ce travail très pernicieux, c'était que les galeries étaient, le plus souvent, très basses. Cela arrive inévitablement quand les couches de houilles sont minces. On a rencontré à Derbyshire, où la plupart des couches n'avaient que deux mètres d'épaisseur, de jeunes gens, chargés d'extraire le charbon, étendus sur le dos et accroupis dans des positions les plus pénibles (2). La situation était encore plus mauvaise dans le canton d'Halifax. L’épaisseur de couches y était en beaucoup d’endroits de 50 centimètres, quelquefois même de 35 centimètres (3).

En Ecosse les enfants commencaient à descendre dans la mine généralement à l’âge de douze ans, tandis que dans le pays de Galles on en rencontrait déjà à sept ans.

Les conditions hygiéniques dans lesquelles ces travaux étaient eflectués, laissaient à désirer à tous les

!. Grimblot, Magasin Pittoresque, p. 12.

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