Grimblot, Magasin Pittoresque
2. Report, p.24, 233. Scriven’s Report, app., partie IL, p. 73.
beaucoup à la suite de ces travaux abrutissants. Ils étaient considérés à l’époque comme vivant hors de la société civilisée, comme des êtres féroces qui, pareils à des animaux sauvages, semblaient ne tenir aucun compte de leur vie. Les assassinats étaient si fréquents parmi eux, qu'ils ne surprenaient plus personne. En Ecosse surtout, c’étaient des choses ordinaires, parce qu'il n'y avait pas de coroner, pour faire des enquêtes sur les causes et les circonstances des morts violentes (1). Il n’y a rien de plus horrible que la déposition d’un officier de paix : « Si un policeman tuait un chien dans les rues, racontait le chie/-constable d'Oldham, cela ferait cent fois plus de sensation que le meurtre d’un mineur. Ce sont des hommes sans aucune éducation, ils n'aiment que les combats de coqs, de chiens et les courses de chevaux ; la plupart sont adonnés au jeu et à la boisson. Il y en à tant qui meurent de mort violente, que l'assassinat est devenu pour eux un accident tout à fait naturel. Au bout d’un jour ou deux, les femmes et les enfants du mort semblent n'y plus penser. On n’en parle que sur le moment, et l’on se contente de dire : Ob, ce n'est qu’un mineur ? » (1).
Ïl n'y avait pas de métier en Angleterre où l’on vieil-
lissait aussi vite que dans celui de mineur. Ce n’était
pas le nombre des années qui les rendait vieux avant l’âge. A 40 ou 50 ans ils ne pouvaient plus être employés, ils n'avaient pas plus de forces qu'uu vieillard de 80 ans.