‹ La reine des GrisettesChapitre 14 sur 24 · AMOUR PERDU · texte numérisé non relu

AMOUR PERDU

Le cabriolet s'arrêta rue de Lille ;, n" Al.

— Attends, fit Hector à son groom.

Et il entra.

— Madame Diival? demanda-t-il au concierge.

— Au second, la porte à droite, monsieur.

. Hector monta au second étage, sonna délicatement : une femme de chambre lui ouvrit.

— Madame Duval? répéta Hector.

— C'est ici, monsiem*; votre nom, s'il aous plait?...

— Hector SéJis.

— C'est bien, monsiem*; veuillez attendre un instant.

166 LA KEINE DES GllISETTES.

La camériste s'éloigna. Hector s'assit et se mit à examiner d'un œil cmneux autom' de lui.

— Diable ! c'est très-bien ! cela a fort bon air ici, pensa-t-il, son inspection achevée ; qu'est-ce que cela peut être que cette dame Duval?... Suis-je en bonne fortune? Suis-je chez quelqu'un qui veut me parler d'affaires?...

Cette femme de chambre n'a pas la tournure d'une domestique de lorette... elle ne porte pas d'accroche-cœurs et ne sourit pas en parlant.

Où suis-je donc?

Hector en était là de ses réflexions, lorsqu'il entendit s'ouvrir une porte. Le son d'un piano vint alors jusqu'à lui. On jouait une délicieuse valse de Strauss.

— Oh ! oh ! reprit Hector, on est à son piano... et on ne se presse pas, à ce qu'il paraît, de me recevoir... Serait-ce un calcul de coquetterie ou bien que la femme de chambre m'a oublié...

Très-bien ! très-bien ! continua-t-il après avoir plus attentivement encore prêté l'oreille, on a du talent... voilà qui est parfaitement enlevé...

La musique cessa tout d'un coup; une porte s'ouvrit de nouveau, puis une seconde. La femme de chambre reparut.

— Voulez-vous me suivre, monsiem*, dit-elle à Hector.

LA REINE DES GRISETÎES. df)7

— Volontiers, répondit Hector. Il traversa un couloir, passa par un salon des plus élégants et se trouva enfin dans une petite pièce, tendue en damas bleu et à travers les fenêtres de laquelle, toutes recouvertes qu'elles étaient de leurs épais rideaux, la lumière ne perçait qu'obscure et mystérieuse.

Une femme, vêtue de blanc, était assise sur un fauteuil au fond de ce boudoir, elle se leva à l'aspect d'Hector , fit im geste à la camériste qui s'éloigna. Hector, qui s'était incliné en entrant, leva les yeux, et demeura un instant ébahi :

— Rose! s'écria-t-il enfin. Rose! je ne me trompe pas, c'est bien toi!

— Oui, c'est Rose, répliqua la jeune fille qui paraissait jouir de la stupéfaction de son amant, c'est Rose qui est devant vous ! c'est Rose qui vous a écrit sous le nom de madame Duval, c'est Rose qui est heureuse de vous revoir, mon ami !

-^Ah! parbleu! je suis enchanté aussi de la rencontre, fit Hector, en considérant, de plus en plus surpris, la jeune fille : on ne fait pas de surprises plus charmantes, madame ou mademoiselle, car je ne sais plus vraiment comment vous appeler.

— Appelez-moi comme autrefois, Hector, dit Rose, avec un doux sourire, il n'y a rien de

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changé en moi, je vous le jure, rien que le costume, les manières peut-être, mais mon cœur est resté le même, vous le saurez bientôt.

— Alors, ma chère Rose, puisque vous me permettez de vous donner encore ce nom, parlez, parlez-moi vite... je vous ai quittée grisette, je vous retrouve grande dame... il est bien naturel, je pense, que je sois avide de connaître le secret de cette métamorphose ?

— Asseyez-vous, répondit la jeune fille, en montrant à Hector un siège à côté d'elle, et soyez assez bon pour m'accorder quelques instants avant de vous expliquer tout ceci. Tenez, j'ai le cœur si plein...

Et elle porta sa main à sa poitrine.

— Que je puis à peine respirer ; vous ne comprenez pas cela, sans doute, continua-t-elle, son regard attaché sur Hector.

— Si l'ait, si fait, répondit vivement ce dernier, je le comprends très-bien, ma jolie Rose; moi-même, je vous le jm-e, je ne sais ce que j'éprouve en ce moment; mais, voyez à votre tour, depuis que je suis près de vous, j'ai les mains et le front brûlants, je puis à peine respirer... Rose! Rose! mon ange, je sens que je vous aime plus que je ne vous ai jamais aimée.

Et en eiï'et, soit que les fumées bachiques de

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son déjeuner du matin lui remontassent alors au cerveau avec plus de force qu'auparavant, soit que la vue de la ci-devant grisette lui rappelât de tendres souvenirs, Hector, en répondant à Rose avait les yeux étincelants, la rnain agitée d'un tremblement convulsif.

Rose, qui ne pouvait soupçonner l'une des causes, et la plus probable, hélas ! de l'émotion de son amant, accueillit, comme de raison, avec entraînement ces symptômes qu'elle attribuait à une passion renaissante. Elle abandonna sa main à Hector, il y attacha ses lèvres enfiévrées; mais, lorsque, enhardi par cette tacite adhésion , Hector, de plus en plus excité , voulut serrer la jeune fille dans ses bras, elle se dégagea avec vivacité, se leva, et dit d'un ton de doux reproche :

— Vous oubliez, Hector, que j'ai à vous apprendre comment il se fait que je ne suis plus une grisette.

— Eh î que m'importe ! exclama Hector, je te retrouve plus jolie, plus séduisante que jamais ; cela n'est-il pas tout pour moi? pourquoi veux-tu que je m'inquiète du reste ?

— Du reste î répéta Rose avec anxiété, comment, cela ne vous intéresse pas de savoir par quels moyens j'ai pu devenir ce que je suis? par

(jiiels soins généreux j'ai acquis un peu de ces talents, de cette éducation, de cette tournure, cfui me manquaient jadis, et auxquels vous sembliez alors attacher tant de prix ?

Hector écoutait Rose avec étonnement.

— Que veut-elle dire, pensait-il, et que désire-telle donc tant de m'apprendre? Parbleu! rien dont je ne me doute déjà bien probablement, et dont je ne vois pas la nécessité d'être tout à fait assuré. Qu'elle a trouvé un protecteur, qu'elle est entretenue, enfin ; je ne sache pas qu'il soit trèsurgent de commencer par ces explications.

Cependant Rose regardait toujours Hector... elle attendait une réponse.

— Ma chère enfant, murmura-t-il après quelques secondes d'hésitation, vous devez le croire, je serais enchanté d'une confidence, d'un récit, mais, dites-moi, ne pourrions-nous pas remettre cela à plus tard? Lorsque je suis si joyeux de vous revoir, il m'est pénible d'être forcé de m'occuper de choses qui vous intéressent fort, vous, je ne le nie pas, et qui, par conséquent, ne doivent pas me rester indifférentes, mais dans lesquelles, au bout du compte, je ne trouve rien de bien flatteur pour moi.

Ce fut au tour de Rose d'être étonnée.

— Je ne sais ce que vous voulez dire, Hector,

LA REINE DES GRISETTES. ili

s'écria-t-elle, ou plutôt je crains de le deviner et je préfère ne pas essayer de le comprendre tout à fait.

Mais, quoiqu'il en soit de vos pensées à mon égard, que vous éprouviez vraiment du plaisir à me revoir, ou que ce ne soit encore qu'im caprice de votre part, mon devoir, à moi, est de vous* apprendre d'abord que je suis aussi digne de vous aujourd'hui que lorsque, pour la première fois, je vous avouai que je vous aimais; mon désir est que vous le croyiez, que vous le croyiez sans réserve, car alors, mes peines, mes rêves de chaque jour, depuis six mois, auront trouvé une récompense, une réalité; alors, vous m'aimerez peut-être pour l'amour que je vous porte.

Laissez-moi donc parler, continua-t-elle en se rasseyant auprès de son amant, et ensuite...

Et elle serra la main d'Hector :

— Vous me direz si vous êtes content de moi . Hector frémit de nouveau au contact de la

jeune fille ; de nouveau il eut la tentation d'éteindre toute conversation sous ses baisers... mais la curiosité vint heureusement en aide à sa continence, très-encline en ce moment à faiblir... et Rose put commencer ainsi :

— Mon ami, vous vous rappelez ce bal mas-

que où nous nous rencontrâmes, au mois de lévrier dernier ? C'est du soir de ce bal que date la résolution que j'ai accomplie, Dieu et mon amour aidant.

Hector, à ce bal, vous vous en souvenez, vous m'assuriez qu'ime grisette ne pouvait être votre maîtresse; qu'une grisette était tout au plus bonne pom* quelques mois de folies. Qu'il vous fallait des femmes, dont la toilette, le langage ne pussent ou vous choquer, ou vous faire rougir devant vos amis.

Quelque temps auparavant, vous vous en souvenez aussi, Hector, vous m'aviez offert de me garder auprès de \ous ; vous m'aviez dit : « Laisse-là ton état, laisse-là ton bonnet de grisette... je te donnerai un joli logement, de belles robes et nous ne nous quitterons jamais. »

Moi, j'avais refusé, parce que je croyais que, malgré ce refus, vous continueriez àm'aimer !

Puis le soir de ce bal masqué, rappelez-vous-Je encore, lorsque, désolée d'être abandonnée de vous, et croyant vous ramener, j'implorai de vous , à mains jointes , ce que vous m'aviez offert, quinze jours auparavant, vous me répondîtes : « Il est trop tard; je ne suis plus libre, maintenant ; adieu ! »

En vous entendant parler de la sorte, Hector,

en vous voyant vous éloigner froidement, sans détourner la tête, je crus un instant que j'allais devenir folle ! Depuis un mois que vous m'aviez trahie, je pleurais, et je ne songeais qu'à pleurer!... Le soir de notre rencontre au bal, au milieu de toutes ces femmes, jolies, brillantes, que vous connaissiez et qui vous connaissaient toutes, je sentis que pleurer ne me suffirait plus désormais ; je me dis que puisque je ne pouvais être à vous, ou plutôt, puisque vous ne vouliez plus m'aimer, je devais mourir... et je me demandais comment je mourrais...

Ici, Hector sourit imperceptiblement ; Rose ne s'en aperçut pas, la pauvre fille ! . . .

— J'en étais-là, continua-t-elle , lorsqu'une voix amie vibra à mon oreille : Espérez encore, me disait-on. . . . espérez î

Espérer! je croyais que cela ne m'était plus possible ! je me trompais ! Celui qui me parlait était noble et bon... Il m'aimait aussi, lui... et peut-être^..

Rose rougit en prononçant ces mots.

— Peut-être m'aimait-il plus qu'il ne me l'a avoué ! . . . Mais en face de mon désespoir, il s'oublia lui-même pour ne songer qu'à moi.

«— Vous plem^ez Hector? me dit-il; Hector vous abandonne ! Fiez- vous à mes soins ; pre-

m LA REINE DES GRISETTES.

nez sans crainte la main que je vous tends; c'est celle d'un ami... d'un ami qui ramènera bientôt repentant, devant vous, celui que vous aimez.

a Si Hector a du cœur... et il en a, j'en suis sûr I... »

— 11 me disait cela, entendez-vous, Hector? Oh!... si vous m'aviez vTie l'écouter, alors!...

« Il saura reconnaître votre tendresse, votre dévouement. Vous n'avez jamais appartenu qu'à lui ; il comprendra le prix d'une femme dont, seul, on a obtenu, dont seul on obtiendra les caresses . . . l'amour ! . . .

« Et puisque c'est la grisette qui lui déplait en vous!... puisqu'il lui faut, en vous, à cause du monde, des manières, des talents, ime toilette que vous n'avez pas ! Eh bien ! pour que la grisette disparaisse, qu'elle disparaisse bien vite, travaillez!... apprenez! Je suis riche; je suis votre ami... vous accepterez ce qu'il sera utile de mettre à votre disposition ; vous l'accepterez sans répugnance ! Hector me le rendra plus tard, en amitié... en reconnaissance ! »

— Oh ! oh ! se dit Hector à ce passage du récit de Rose, ceci devient d'un romanesque fabuleux; et quel est celui, répliqua-t-il tout haut...

Rose l'interrompit.

— Celui qui me parlait ainsi, reprit-elle, avait

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l'air si bon ! si généreux ! que je n'hésitai pas à accueillir ses offres... et puis, j'étais dans un de ces moments de la vie, voyez-vous, Hector, oii l'on ne veut plus réfléchir, parce qu'alors, la réflexion, c'est la mort. Une seule chose m'arrêtait; il me fallait quitter ma famille, et c'était, je le savais, pour ma mère surtout, un coup affreux à lui porter que de lui apprendre mon déshonneur. . .

Oh! Hector! il fallait que je vous aimasse beaucoup pour vous sacrifier ma mère, et je le fis pomiant; j'osai lui écrire que j'avais un amant; qu'il m'avait quittée; que je mourrais s'il ne revenait pas; Hector, il fallait que je vous aimasse beaucoup, car ma lettre, toute couverte de mes larmes, trouva ma bonne mère sans mépris ni colère pour moi; elle me pardonna!... elle me pardonna!... et je lui disais dans cette lettre que mon unique désir était de redevenir votre maîtresse I

Rose pleurait en parlant ; Hector commençait à s'impatienter de la longueur de la narration...

— Mais le nom? murmura-t-il, le nom, de celui?...

— Vous le saurez tout à l'heure , répondit Rose, mais laissez-moi vous dire d'abord tous les bienfaits dont il ma comblée :

Il m'a amenée ici ; il m'a dit : « Vous êtes chez vous ; je ne m'y présenterai que lorsque vous le voudrez. Par mes ordres, plusieurs professeurs viendront, tous les deux jours, se mettre à votre disposition. Travaillez, Rose, et je vous le répète, dans six mois, vous pouiTez appeler Hector; la grisette aura disparu; il n'y aura plus qu'une femme, qui, à force de courage et de tendresse, se sera rendu tout à fait digne de lui. »

— Et il avait raison, mon ami!... et je le lui ai prouvé ! j'ai travaillé nuit et jour, j'ai étudié... mon cœur aidait à mon esprit... je songeais toujours à vous!... Une amie fidèle, discrète, — était là souvent aussi, près de moi, Zélie, — applaudissant à mes progrès; m'encourageant sans cesse!... et maintenant, voyez-vous...

Et Rose était charmante en ce moment de candeur et d'amour.

— Maintenant, Hector, je sais parler, écrire... je ne fais plus de fautes; je suis musicienne; c'est moi que vous avez entendue tout à l'heure... vous savez, on jouait du piano? ce piano...

Et elle se dirigea vers un charmant piano d'Érard.

— C'est le mien ! c'est moi qui en jouais; je vous savais là... Oh ! il faut excuser cette mar-

que d'amoui'-propre ; d'ailleurs, je ne suis pas encore très-savante, mais...

— Ah! s'écria tout d'un coup Hector^ qui depuis quelques minutes n'écoutait plus la jeune fdle, ah ! j'y suis! imbécile!... et je ne devinais pas! C'est donc pour cela qu'il m'a écrit qu'il partait en voyage ! ... Ah ! ah ! ah !

Et saisi par un fou rire, Hector se renversa sm* son fauteuil.

Rose, s'arrêta interdite.

— Ah ! ah ! ah ! continua Hector, ma chère petite, ton protecteur mystérieux, dont tu voulais, ce me semble, ne me dire le nom que pour le bouquet, je le sais ! je le sais ! C'est Deligny... c'est Deligny...

— Eh bien !... oui, c'est M. Deligny, reprit la jeune fille, toute pâle ; et cela vous fait rire, monsieur Hector, de savoir cela?

Hector ne répondit pas, il riait toujom-s et ce rire était glacial, il saisit Rose au cœm*, elle pâlit d'avantage, un nuage passa devant ses yeux...

— Mais c'est que c'est très -j oh, ton histoire ! reprit enfin Hector entre deux éclats de sa gaité désordonnée. C'est très-johment trouvé! c'est ravissant. Voyez-vous Deligny qui offre un appartement, un maître d'écriture, de français et de

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musique... et un maître d'anglais, probablement, car tu dois aussi avoir appris l'anglais, Rose, il n'y a pas de bonne éducation sans cela ! Voyez-^ous Deligny qui donne sa bourse, qui loue un appartement superbe rue de Lille ! . . . et ça doit être très-cher, rue de Lille !... et tout cela dans le but vertueux d'être utile à l'amour pur et dévoué d'une jeune fille, qu'il chérit comme im ami... Ah! ah! ah!

Allons, allons. Rose, je te le répète, je trouve ton petit roman très-gracieux. Si tu étais un bas-bleu, mon enfant, je te conseillerais d'en faire un feuilleton... Ça aurait du succès! et puis, tu n'as pas voulu me dire tout de suite que Deligny était ton amant, je comprends fort bien ta réserve ; mais vois-tu. Rose, je suis au-dessus des préjugés!... tu as daigné te souvenir de moi, après quelque temps de tendresse avec im autre, je me montrerais un sot de ne pas te remercier mille fois du souvenir !... quant à tes nouvelles amours, pourquoi diable veux-tu que je m'en formalise, est-ce que tu n'es pas libre de tes actions? Est-ce que, passe moi le prosaïsme, est-ce que l'argent n'est point fait pour rouler et la femme pour aimer?

Mais fjue fais-tu là-bas, continua-t-il, ne recevant pas de réponse. Voyons, Rose, puisque je

te dis que je suis enclianté de te revoir, que je t'aime, que je...

Et Hector se leva et s'avança vers Rose.

Elle était tombée 'sur un siège, les yeux tout grands ouverts, la respiration haletante, les mains étendues en avant.

Hector la regarda, il fronça le sourcil; il y avait dans le visage de Rose une expression si fatale, qu'en dépit de son cynisme, notre lion ne put s'empêcher d'appréhender quelque catastrophe.

— Rose , murmm^a - 1 - il qu'avez - vous ?. . . pardonnez-moi... voyons... parlez... répondez... j'ai peut-être eu tort...

Et il voulut lui prendre la main.

Mais aussitôt Ja jeune fille, comme sortant d'im rêve, regarda Hector, se leva et poussa im cri terrible.

— Laissez-moi ! . . . au secours î . . . au secours ! fit-elle.

— Rose! Rose! s'écria Hector effrayé... mais qu'avez-vous donc ? . . .

— Ce qu'elle a, monsieur ! dit alors une voix tonnante, qui partait de derrière notre jeune homme, elle a que vous l'avez tuée !... Rose !...

— Ah ! monsieur Deligny ! . . . merci ! merci ! mon Dieu ! murmura la pauvre fille en se jetant dans les bras de celui qui venait d'entrer.

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