ACTE SIXIEME
La jalouse, qui veut m'arracher de tes bras.
Elle vient pour me prendre ! Oh ! tu l'empôeheras ?
Je ne puis rien ! Ils vont la tuer ! Là. C'est l'heure. Et tout ce que je peux, je le fais, quand je pleure !
ORLANDA
Plus rien t Oui, c'est fini. Si nous avions rêvé? Si l'effrayant moment n'était pas arrivé ?
Ni chants, ni orgue. Mais la cloche sonne, lugubre, toute seule dans tout le silence.
Ah ! le glas tinte encor !
L'hymne et l'orgue recommencent de gémir.
Mon Dieu ! les voix funèbres Se rapprochent. J'ai peur! Du sang, puis les ténèbres, Toujours, après un cri que je n'entendrai pas ! Sauve-moi I Je veux vivre encor ! J'entends leurs pas. Ils me feront du mal. Je serai morte et blême. Enfin on doit sauver une femme qu'on aime ! Sauve-moi !
DANIELO
Dieu cruel !
ORLANDA
Je te dis que j'ai peur !
DANIELO
Lequel ?
Trouve un moyen f
Froide me baigne
OKLANDA
Tiens, touche, une sueur
DANIELO
Enfer !
ORLAXDA
On pourrait fuir peut-être ?
L'autre mois, une femme a fui par la fenêtre, Au moyen d'une corde à nœuds qu'on déroula.
Dans la chimère d'une fuite possible, Danielo regarde autour de lui.
DANIELO
Ah ! si l'on pouvait fuir
Il va vers la grille, eu secoue les barreaux, suivi par Orlanda anxieuse.
Il soulève, un peu, la tenture... il se détourne avec horreur et semet devant Orlanda, les bras grands ouverts.
Ne regarde pas là !
Mais Orlanda réussit à passer devant lui et regarde. Elle recule en un cri grêle d'enfant que l'on torture, et se réfugie dans les bras de Danielo.
En même temps, quelques Clarisses se montrent sur la galerie,, descendent l'escalier processionnellement. Entrent par la gauche,. César Sforza, Jean Cesano, Jean Vasari, d'autres courtisans et des gardes rojaux. Les trois folles et Chiariua rejoignent la reine.
apercevant le cardinal.
Lui!