ACTE PREMIEH
JEAN VASARI
basi C'est?...
CÉSAR SFORZA
C'est lui.
A Uanielo.
Mon fils, l'œuvre inconnue T'appelle. Voici l'heure.
Daaielo a tressailli, il se relève.
DANIELO, après un eSroi qu'il domine.
Elle est la bienvenue.
CÉSAR SFOKZA
Ton cœur est prêt?
DANIELO
Oui, prêt.
CÉSAR SFORZA
Tu sauras, d'un effort Tranquille, mépriser la torture, et la mort?
DANIELO
Oui.
CÉSAR SFORZA
Tu sauras monter, — car c'est ton glas qui sonne, — Sur l'échafaud, martyr, sans avoir à personne Révélé qui t'aida, ni mon nom, ni le tien?
DAMELO
Oui.
CÉSAR SFORZA
Ta ne faibliras jamais?
DANIELO
Je suis ehrétieii.
César Sforza a regardé les autres personnages.
JEAN VASARI
bas.
Toute voix peut mentir malgré l'accent sincère. Vous répondez de lui?
CÉSAR SFORZA, à Danielo.
Fils, il est nécessaire Aux seigneurs qui sont là, mes amis, de savoir Quelle chaîne d'amour te lie à ton devoir.
Danielo se trouble d'abord, à l'idée de parler devant tant de personnes réunies. Mais, d'un geste, César Sforza ordonne. Danielo se résigne. Il parlera d'abord presque à voix basse, avec une hésitation puérile.
DANIELO
Écoutez.
Le cardinal s'assied à droite, près de Pompeo Cortez, debout. Danielo est au milieu du théâtre ; les autres l'entourent.
Nous étions deux enfants sur la route, Mon frère et moi, chétifs, plaintifs. Frères, sans doute, Couple orphelin, laissé, le soir, au bord d'un champ Par quelque Zingara qui fuit en se cachant. On supposait cela ; notre jeune mémoire