ACTE QUATRIÈME
POMPEO CORTEZ, à Orlanda.
Madame, un pareil jeu...
JEAX VASARI
Silence. Attends. Peut-être Ne sait-elle pas tout, et l'homme va paraître.
Pompéo Cortez baisse la tête, comme consentant à l'affront.
ORLANDA
Vous avez bien parlé, folles ! et vous aurez
Des musiques pour prix, et des bonbons ambrés!
Pendant que la reine se dirige vers le trône, des pages oSrent des dragées aux folles qui croquent les épices à belles dents.
GIORGIO d'aST
Non! elle est trop charmante enfin pour qu'elle meure !
D'une voix forte, qui fait se taire les instruments de musique sur la terrasse.
Qu'on ferme les portails et les grilles sur l'heure !
La reine se tourne vers la voix.
ORLANDA
Qui parle ?
A tous :
Demeurez Redescendant.
Ah ! c est vous, mon mari,
LA RiaNE FIAMMKT'JI-;
Un danger...
GIORGIO D AST
bas et vite.
ORLANDA
Il est tard pour en être attendri, Giorgio d'Ast! — Taisez-vous. En vain je m'étudie A comprendre quel est dans cette comédie Votre rôle, mais vous en êtes à coup sûr. Je sens rôder, tout près, votre vouloir obscur, Comme on pressent dans l'ombre une mouche qui vole. Je ne puis pas vous faire épouser une folle, C'est déjà fait! Mais vous partirez dès demain Pour Sammoggia. Si vous ignorez le chemin Je vous promets jusqu'à la prison une escorte Très sûre pour ouvrir et refermer la porte. Assez d'autres valets, sans vous, me trahiront!
Orlanda !
J'ai parlé.
GIORGIO D AST
ORLANDA
GIORGIO D AST
s'éloiffnaut.
Meurs donc ! pour cet affront !
Les musiques souueut vivement. Les danseuses , à qui dautres danseuses se sont jointes, descendent l'escalier, se placent au milieu du théâtre. C'est un ballet très court, très lent, d'une mythologie !?urannée et cbarmante.