SCÈNE XI
Les Mêuf 4, PEPA, sortant de l’hôtellerie et amenant Jeanne.
PEPA, tenant Jranne par la mai».
Allons, allons, venez, Madame.
TOUS
C’est Pepa... quel est son projet?
J’en suis sûre... amis, celle femme,
N’at pas ce qu’elle parait!
D'un ton plein de res|>eci .
Lorenzi lui parlait.
On vous cache quelque secret!
TARENTE, lÎMt auiérlau.
Ah! ah! b plaisante aventure,
lû LA REINE JEANNE.
Oui, sur ma foi, le tour est boii ; «CS Je préilre
La pauvre Pepa , Je le jure,
Amis , a perdu la raison !
PKPA.
Vralnent, j’ai toute ma raison!
Sa sœur est quelque grande dauie.
TinENTK. liauL
Ah! je le Tondrais, sur mon âne!
Pour ma famille, quel honucur!
SI ma sœur tâtait nue dame.
Je serais sans doute un seigneur.
Mais nous sommes tous deux, et, pour notre malheur Enfans du peuple!
PEPA , pfMtanl !• mtin ar Jraniie.
Eh bicnr prouvez ee qu’il avance.
Teresa , chantez^nons ici
Ce gai refrain, qu'à Naples on apprend dès l'cnfancc : La dianson dcslamronil TOCS.
Oui, oui!
La chanson des lazzaronl!
TARBTTE,
Que faire? ah I mon cœur a frémi !
JBAXIfC, b«( •( raf^Jnnral A
Je 1a sais, je la sais...
Merci, mou Dieu! merci!
■AUCAIIOILS.
JEASXE.
Allons, Nina la folle.
Allons, dls-nous soudain La vive barearolle Do gA Napolitain t U voilà !
La voilà t La , la , la , ta !
<Ctl« *'«rrAl« üt kvtitc.)
La , la , la I
PEPA , vHenifiil.
Vous voyez... clic hésite!
TAgE?ÎTK, ■ pa.L
D’effroi, mon cœur palpite.
TOliS.
En effet! clic hésite...
Que veut dire c«i?
PETA.
Voyez comme elle hésite,
Son trouble éclate ici !
TOUS
Elle bé^te! elle hésite!
JEANNE
J M’y voici I m'y voici !
{I^oiitiauant.}
La mer est belle .
Le ciel est pur;
Fends, ma nacelle,
Le Oot irazurt Ah ! sur la rive,
Enlin , j’arrive ,
J’cntendf là*bas Joyeux âiots!
— Vrai Dieu! qoe! air coquet, quels beaux atours! Gianetla, mcsamoorsl A la ffiie, veux-tu, mon cœur.
De mot pour ton danseur?
— Non, sans mystère
A toi , Marco le beau pécheur.
UKCIR.
Brava , Nina la f<iUe,
Ab ! le charmant refrain !
Brava, la barearolle Du gai Napolitain!
JEANNE
Druxwinc
A mes richesses Tu céderas!
A mes largesses Tu te rendras!
D’or et de soie,
O douce joie .
Je veux demain *
Parer ton sein!
Oul'dàl Je puis te faire, en vérité,
Éclipser en beauté Ine madone, et pour retour.
Je veux un peu d’amour!
— Non , sans mystère Je préfère
A tous , Marco le beau pécheur.
CHOKln.
Brava , Nina la folle, etc.
(Ih |Mrl*^nd«aicl«ntan|-Pc{ia rrntredana rbôtoliarir »*tc.
bumeu'. — La nuil tki.I |*ar