‹ La reine Topaze opéracomique en trois actesChapitre 7 sur 54 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

ANMBAL, TOPAZE.

(Dèt que le* Seigaeur» »oet parti». Topaze s'est levée viveatent. Elle regarde du côté ou ctt «Mil Rafaël.) ,

ANNIRAL, re*eu>nt w r uct pa».

St!... petite, un mot!... J’ai pour principe que quand on se propose d'atteindre un but, il ne faut négliger aucun des chemins qui peuvent nous y conduire. Or, à eu juger par le récil du capitaine, tu parais être assez bien avec Bclzébulh, pour que ceux que tu protèges suivent tranquillement leur roule sans que le diable se mêle de leurs affaires; en conséquence, peux-tu lui dire un mot en ma faveur?

TOPAZE, diitrtitp et te tournant loujvor* ver» la droite.

Quel service peut-il vous rendre ?

ANMBAL.

Un tres-grand : celui de m’év iter d'élrc trop longtemps coudoyé dans le chemin que je suis.

topaze:.

Avant tout, il est deux choses nécessaires à savoir : quel est votre but et le chemin que voies suivez.

ANMBAL.

Mon chemin se nomme amour et mon but mariage.

topaze:.

C’est la grande route de l'enfer, pavée de regrets et hérissée d'épines.

ANMBAL.

Aussi, tu vois... je cherche à prendre la traverse. Pour cela, il y a deux moyens : m’assurer la victoire par quelque brusque surprise, ou posséder un philtre qui me fasse aimer. Le premier moyen est un pis aller; peux -tu me procurer le second ?

TOPAZE

Aisément; il suffit pour cela que j'aie en ma possession...

ANMBAL.

Ma bourse?... la voilà !

topaze.

Un objet appartenant à celle dont vous êtes épris.

ANMBAL.

Tu l’auras. Tantôt, quand sa gondole, suivie de musiciens et de chanteurs, s’engagera dans le grand canal, j’aurai goiu qu’elle sc détourne de sa roule pour aborder par ici, et je m’y trouverai... M’écoutes-lu ?

topaze.

Oui.

ANMBAL.

Tu te tiendras là, près de ce pont, et je te remettrai ce que tu me demandes.

TOPAZE, m tournas! «rt I e pont.

C’est convenu.

ANMBAL.

A tantôt.

LES SEIGNEURS, repar*u*»ui.

Eh bien ! seigneur Annibal, que diable faites-vous donc?

ANMBAL.

Moi? rien... je disais encore adieu de la main au capitaine... Je l’aime beaucoup, ce capitaine, (u «• éiu^ue et dUparait

avec *oi.)

TOPAZE, » «lle-oséne, regardant du cdU M «M «orU lUlaél.

Ah!... enfin !...

Page 1