DOVE
connaît des camarades traités ainsi ‘et toujours porteurs d'accidents.
Il se confie à un ami non médecin, travaillant dans une maison de produits chimiques. qui lui fait tous les trois jours d’abord, tous les cinq jours ensuite, du novarsénobenzol aux doses suivantes : o gr. 30, o gr. 45, puis treize injections de o gr. 60 ; soit, en tout, 8 gr. 50. Une analyse de sang faite à la fin de cette série aurait était négative. Pour voir s'il était réellement guéri, le malade se refait une troisième inoculation à l’avant-bras gauche avec du suc de chancre syphilitique. Il ne se développe aucune lésion. La séro-réaction reste négative. |
Le malade reste tranquille quelques mois, mais le 2 août 1919, il se réinocule pour la quatrième fois à la verge et à l'avant-bras avec le raclage d'un chancre. Quinze jours après chancre nain de la verge, rien au bras. On constate, dans le service du D' Queyrat, des tréponèmes à l’ultra, sur le chancre de la verge. Le Wassermann est partiellement positif le 10 septembre et les jours suivants survient une éruption papuleuse et une angine. Le 17 septembre, Wassermann négatif. Le 27, Hecht positif.
Le malade reprend alors de lui-même un traitement au novarsénobenzol par doses de o gr. 60 tous les sept jours, sans arrêt, pendant six mois, soit en tout 16 grammes. Il a alors de l’ictère qui loblige à suspendre le traitement pendant deux mois L'ictère disparu, il reprend une nouvelle série de 5 grammes sans Jamais dépasser 0 gr. 6o par injection.
La séro-réaction est à ce moment négative (novembre 1920). Trois autres inoculations sont tentées sans résultats par le
malade. Il réussit mieux, semble-t-il, sa huitième inoculation
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à l'avant-bras droit avecle produit de raclage du chancre d'un agent de pelice. Trente jours après, soit le 3 juillet r921, apparut un chancre induré avec ganglions épitrochléens et axillaires et tréponèmes constatés à l’ultra par le D' Guénot, au laboratoire de M. le D: Fournier, qui a vu aussi fréquemment ce malade assez peu fidèle à ses médecins, passant d'un service à l’autre, de Saint-Louis à l’Institut prophylactique, ou à Cochin.
Le Wassermann est partiellement positif le 20 juillet. On commence alors une série de novarsénobenzol : onze injections de 0,30 0,45 puis 0,60 à raison de une par semaine. Malgré le traitement, des accidents secondaires papuleux apparaisseni sur le gland. A de nombreuses reprises, il fut possible de constater des tréponèmes au niveau des lésions. Le malade, qui avait quitté son métier pour étudier des - livres de médecine, est maintenant garçon de laboratoire, ce qui lui permet de suivre la vie de ses tréponèmes heure par heure en pratiquant des imprégnations au Fontana, d’ailleurs assez réussies. Nous avons pu contrôler l'existence des tréponèmes à l’ultramicroscope par deux fois au lendemain de la huitième injection de o gr. 60.
Enfin, il est intéressant de signaler que pendant ce traitement, qui laissait persister et les lésions et les tréponèmes, il fut fait un Wassermann, le 16 août, partiellement positif, une réaction de Vernesle6 septembre complètement négative et le 13 septembre un Hecht partiellement positif.
Le désir actuel du malade est de s’inoculer du tréponème neurotrope et nous ne sommes pas sûrs d’avoir réussi à l'en
dissuader.