‹ La Réinfection SyphilitiqueChapitre 15 sur 16 · CAT · texte numérisé non relu

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survenue après un traitement exclusivement mercuriel ; mais avec un long délai : treize ans.

La première syphilis, celle de 1917 ; il est impossible de le nier. vue et soignée par des spécialistes éprouvés ; induration persistante, roséole, plaques muqueuses.

Puis trois ans après nous voyons cet accident de l'arbre respiratoire rebelle à tous les traitements d'un spécialiste laryngologiste, guéri comme par miracle au moyen du benzoate d’hydrargyre énergi- , quement appliqué.

Pour la seconde infection : le chancre clinique, les spirochètes, l’adénopathie, le temps d’incubation, nous avons cela. Car si l’adénopathie est à noyaux petits, nous savons que chez le vieillard les réactions ganglionnaires sont peu intenses.

Reste le Wassermann. Il n’a pas été recherché, semble-t-il, dès l'apparition de la lésion ; mais il était négatif un an avant et positif quelque temps après, nous dit une note continuant l'observation. Elle

nous dit aussi que sous l'influence du traitement au | cyanure de mercure, la guérison est apparue dans les délais habituels.

Il n’y a que si la réaction de Wassermâänn avait été trouvée positive le premier jour que nous pourrions rejeter la réinfection.

Pour nous, nous l’admettons. Que serait cette lésion si elle n’était pas chancre ? La gomme chancriforme de Fournier ? On n’a pas coutume d'y trou-

ver si facilement le tréponème.

R. Louis 3

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Elle serait seule manifestation chez cet homme que nous voyons menacé surlout vers son larynx par la première contamination. Et elle eût été bien inspirée de survenir juste vingt-quatre jours après des attouchements suspects.

Notre cinquième observation est un autre exemple après traitement mercuriel pas très prolongé. Intervalle quinze ans.

La première syphilis étant indéniable nous n’avons pour la seconde que la constatation du chancre et du tréponème. Le B.-W. est positif, mais c’est la règle après trente-cinq jours de chancre, cinquantehuit jours après l’inoculation.

L'’argument d’avoir trouvé la syphilis chez la femme, est, pour nous, d’un grand poids, l’incubation étant tout à fait classique : vingt-trois jours.

Notre sixième observation nous montre un intervalle de quatre ans après traitement intense et prolongé aux arsenicaux.

La première syphilis doit être admise malgré l'excision malencontreuse, mais ce fut une erreur presque classique. L’incubation et les séro-réactions postérieures ne laissent aucun doute.

Pour l4 réinfection : induration, tréponème, adénite. Nous avon s une réaction positive dès le 8 novembre ; nous voudrions, certes, trouver sur l’observation la constatation d'un Wassermann négatif au début du chancre. Mais nous apprenons que la contamination datait de fin septembre, donc au moins trente-neuf jours avant que la réaction ait été faite.

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Or on prend comme moyenne de délai d'infection constatable par Wassermann : quarante jours après le contage (Traité de Pathologie, E. Sergent). |

Quant à prétendre que c’est le malade qui a contaminé la petite danseuse incriminée, il faudrait prouver qu'elle ait eut une roséole une dizaine de jours après la contamination.

Nous citons en dernier lieu le cas présenté par MM. Pinard et Deguignand à la Société médicale des Hôpitaux.

C'est une superbe étude expérimentale. Une pareille expérience est un fait unique et n'est pas appelée à être répétée fréquemment ; nul auteur, pensons-nous, fût-il bien épris de science et Allemand pär surcroît, ne s’autoriserait à la rééditer et rares sont les sujets disposés à s’y prêter volontiers.

La mentalité du patient cité par M. Pinard est telle qu'il donne de nombreuses variantes dans ses explications, cependant il est certain qu'il s'est inoculé scuvent dont trois fois de façon positive. Il ne faut pas nous plaindre puisque c’est à cette même mentalité que nous devons l’expérimentation chez l’homme, plus probante certes, que cent pratiquées sur le singe le plus anthropoïde qui soit.

Incubation, réactions, tréponèmes, tout y est. Et les lésions obtenues étaient bien des chancres, non pas des lésions tertiaires comme on en a obtenu par inoculation à de vieux syphilitiques atteints de syphilis nerveuse.

Nous n'avons pas voulu multiplier à l'infini le

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nombre de cas qu’on peut relever dans les diverses publications ; ces quelques cas nous montrent qu'on en trouve facilement, mais qu'aussi il y manque presque toujours un facteur important d’observation.

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