‹ La relation sur le Tonkin et la CochinchineChapitre 23 sur 35 · XIV. With the Works of the ... Comme il n'est pas en · texte numérisé non relu

XIV. With the Works of the ... Comme il n'est pas en

most eminent Chinese authors, état de lire les livres chinois,

he is well acquainted (p. 276, il se les fait lire ; et voulant

277). He established public appeler ses sujets à acquérir

schools, to which parents were des connaissances qu'il n'a

l. Il est question de la mort du prince Hi dans deux lettres des Nouvelles Lettres édifiantes (Labarlette, 27 juin 1801 ; Serard, 5 août 1802), mais que les Noiwelles des Missions Orientales n'avaient pas publiées et que Montyon, par conséquent, n'a sans doute pas connues ; il a pu apprendre de La Bissachère le fait même de la mort du second prince. Il est intéressant de signaler le bref jugement de Labartette : « Le prince que vous avez vu en France est mort... et son frère puîné, prince chéri, qui était peut-être encore meilleur que l'aîné. » (Nouv. Let. édif., VIII, p. 208).

compelled to send their chil- pas, il a établi des écoles dren at the âge of four years, publiques où les pères sont under certain pains and pénal- obligés d'envoyer leurs enfants ties (p. 274, 275). dès l'âge de quatre ans (p. 199,

Ces quatorze passages choisis illustrent ce qui a été dit sur la manière de composer de Montyon. Il faudrait en reproduire deux autres d'un grand intérêt ; mais, outre qu'on trouvera les documents dans notre Histoire moderne du Pays d'Annam ^, il n'est pas nécessaire d'en avoir le texte sous les yeux pour faire les remarques qu'ils suggèrent.

Le premier, Traité conclu entre Louis XVI et le roi de Cochinchine, tel qu'il est publié par Barrow, est entièrement forgé ; il ne contient qu'un détail exact, la cession du port de Tourane à la France. Ce n'est pas le lieu de rechercher qui a pu communiquer à Barrow « the principal articles of this extraordinary treaty » ; il suffit ici de dire que Montyon les a résumés d'un bout à l'autre en se contentant de cette réserve : « si l'on en doit croire les indications données ».

Le second document, émanant, d'après Barrow,

1. Le document sur l'armée de Gia-long est étudié dans le chapitre IX, § 1, article Armée. Le texte supposé du traité entre le Roi de France et le Roi de Cochinchine se trouve à l'Appendice, II, C, avec la forme sous laquelle M. J. Silvestre l'a reçu d'un Annamite, assez peu différente de celle que lui attribue Barrow.

Les deux passages sont placés : le premier (Armée de Gialong), dans Barrow, p. 283, et dans Montyon, p. 310-311 ; le second (Traité avec la France), dans Barrow, p. 261-266, dans Montyon (résumé), p. 174-176.

de Barisy — l'un des officiers français au service du prince annamite — a trait à la composition de l'armée de Gia-long en 1800. Alors que l'on ne trouve rien de ce genre dans les notes de La Bissachère, on voit reproduites par Montyon les données fournies par Barrow. Mais une difficulté se présente : Barrow groupe en deux paragraphes (armée, marine) les renseignements épars dans le texte de Montyon ; celui-ci donne en outre — détails non reproduits par Barrow — les noms des généraux annamites commandant chaque unité, — et il les donne en une transcription fantaisiste qui offre maintes ressemblances avec celle qu'emploie Barisy dans les lettres de cet officier récemment publiées par le P. Cadière. Faut-il conclure de là que Montyon a eu entre les mains le document original que Barrow avait connu, mais dont il n'a donné qu'une interprétation à l'européenne ? C'est probable. Mais il serait difficile de répondre encore à la question : de qui Montyon le tenait-il ? — de Barrow lui-même ? ce n'est pas impossible ; ou bien de cet informateur inconnu que nous avons déjà soupçonné ? on l'ignore.

En résumé, Montyon a utilisé avec une réserve difficile à expliquer les notes de La Bissachère (les rapprochements les plus importants ont été faits ci-dessous sous forme de notes jointes au texte du missionnaire) ; il a largement mis à contribution les récit fait par Barrow de son voyage en Cochinchine ; il a pu lire des lettres de missionnaires telles qu'elles étaient publiées par les soins de la Société des Missions-Etrangères dans les Nou{>elles des Missions

Orientales ; il a enfin eu recours à d'autres sources qui ne se sont pas encore révélées mais dont, au demeurant, la connaissance n'importe pas grandement dans une étude limitée à la relation de La Bissachère.

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