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hommes que leur culle, pour être agréé, doit èlre Texpressi-- -Ou d'un sentiment religieux pur et d*une dévotion sincère (^^- 1). Tous les dieux traditionnels peuvent être adorés; car il ] ■ «' a un grand nombre de dieux qui gouvernent les diverses p ^ff ' iu ties du monde ou qui président aux diverses fonctions de ia nalure. Ils sont justes et bons, et le culte qu'on leur rend ne nuit pas à Tadoration du dieu suprême, créateur du mon^ <ie et ordonnateur de l'univers (2).
Ce dieu suprême se révèle aux hommes pieux comme ^mju dieu de lumière et de pureté. Sa manifestation sensible /a plus éclatante est le soleil. Aussi le divin Apollonius ne manque-t-il jamais de faire ses dévotions au soleil, quelles que soient d'ailleurs les cérémonies auxquelles il ait pris pari en l'honneur d'autres dieux. Dès l'aurore ses premiers hommages sont pour le soleil (3) ; chaque jour, à midi, il adresse ses prières à l'astre radieux (4), et le soir encore, avant de prendre du repos, il l'adore (5). Aucune préoccupation, aucun danger, aucun plaisir ne sauraient lui faire oublier ces devoirs religieux ; il s'arrête au cours d*un voyage pressé pour les accomplir, et dans la prison où Domitien l'a enfermé il s'en acquitte encore (6). Ce dieu ne réclame aucun sacrifice matériel ; il a horreur des sacrifices sanglants (7) ; ses adorateurs eux-mêmes s'abstiennent de toucher à ce qui a eu vie. Comme le Jahveh du prophète hébreu, il ne prend point plaisir au sang des taureaux, des brebis et des boucs (8); Une veut d'autres hommages que la pureté et la justice. L'esprit seul est de nature assez pure pour lui sacrifier (9).
Tel dieu, telle prière. Quand Apollonius s'approche des
(2) III, 35 ; IV, 40 ; VII, 9 ; VIII, 7 (p. 311 à 312).
(3) I, iG ; II, 38 ; VI, 10. C'était là une vieille pratique pythagoricienne. Cfr. E. Zeller, Die Phil, der Gr.y III, p. 155, note 1.
(4) VII, 10; cfr. les pratiques analogues des Brahmanes, III, 14 et 15.