CHAP. 111. CONSEIL AMÉRICAIN DES MISSIONS
(le la correspondance et un trésorier, dont le temps est entièrement absorbé par leurs fondions.
Une histoire générale des travaux de ce conseil pendant les vingt -cinq années de son existence, occuperait plus de place que nous ne pouvons lui en donner. Ce ne sera donc qu'une esquisse rapide.
Ce n'est pas un des faits les moins remarquables de cette histoire et de celle de nos églises, qu'à l'origine, ni le conseil, ni le corailé, ni même aucun de nos hommes influents, n'eurent l'idée que l'Amérique fût en état d'entretenir les quatre jeunes gens qui s'offraient à partir pour le monde païen. L'un d'eux, en conséquence, fut envoyé en Angleterre pour voir s'il n'y avait pas moyen de contracter avec la société des missions de Londres, un arrangement par lequel cette société se chargerait en partie de l'entretien des missionnaires, tandis que ceux-ci demeureraient sous la direction du conseil américain. Ce fut avec beaucoup de sagesse que les Anglais refusèrent cet arrangement. Ils encouragèrent leurs frères à se passer d'eux, en leur représentant qu'ils recevraient certainement de leurs églises l'argent nécessaire, dès qu'elles connaîtraient la chose. A partir de là, il ne fut plus question de chercher des fonds à l'étranger, et l'on vit bien qu'ils ne manqueraient pas, car déjà en 1811 la ' société reçut d'une dame de Salem, au Massachusets, le plus fort legs qui lui ait jamais été fait. Ce fut en cette même ville de Salem qu'eut lieu la première consécration de missionnaires. Samuel Newell, Adoniram
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Judsoii, Gordon Hall, Samuel Noll, ut l^ulher Kiue, lous (lu siîiniuairc d'Aiidover, reriirenl rimposiliou des mains, le 6 février 1812. Aussilùl, ils partirent pour Calculla, mais sans destination spéciale de la part du comité. 11 n'y avait pas alors en Amérique une s:rande connaissance du monde païen, et le comité eût été fort end)arrassé de choisir la j)ortion de ce vaste champ sur lequel il convenait de diris^er les premiers travaux de ses missionnaires. On leur laissa donc à cet égard une grande latitude.
MiM. Judson et Rice ne furent pas longtemps avec les missionnaires baplisles de Sérampore sans épouser leurs vues particulières au sujet du baptême. Ils se séparèrent en conséquence de l'association qui les avait envoyés^ et ce fut là ce qui donna naissance à la société baplisle des Etals-Unis en faveur des missions étrangères. MM. Hall, Newell et Nolt errèrent longtemps de lieu en lieu, par un effet de l'intolérance de la Compagnie des ïndes, qui ne voulait pas entendre parler de missionnaires, et de missionnaires américains moins encore que d'autres, attendu que les Etats-Unis étaient alors en guerre avec la Grande-Bretagne. Enfin ils purent s'asseoir à Bombay, l'an 1813, et ce fut le commencement de la mission chez les Mahrattes.
Ce peuple, si remarquable par les traits caractéristiques qui le distinguent des autres nations de l'Inde, n'avait encore reçu aucune lumière de l'Evangile, bien que subjugué par une puissance chrétienne. Les missionnaires entrèrent au milieu des Mahrattes,