‹ La religion aux États-Unis d'Amérique (volume 2)Chapitre 36 sur 167 · II · texte numérisé non relu

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(luoii r(j|nil(î vrainienl évangéliques; mais les sept autres n'en sont pas moins des hommes tout entiers à leur œuvre. Je ne pense pas «ju'il se trouve en aucun pays un corps ùpiscopal, aussi nombreux, qui sur- ])asse celui-ci en talent, en zèle et en piété. La charge d'évèque au milieu lie nous est tout autre chose que là où le pasteur du diocèse habite un palais et jouit de revenus égaux à ceux des princes. Nos évoques ont fréquemment une paroisse à desservir, et quand ils visitent leur diocèse, il faut qu'ils se fassent momentanément remplacer dans leur chaire. Leur salaire ne surpasse pas de beaucoup celui des simples pasteurs; il en est même qui sont moins bien payés.

Quant aux doctrines puséiles ou iraclarienms, il m'est pénible de devoir dire que trois ou quatre des évoques non évangéliques paraissent les avoir épousées, et que cette hérésie a fait assez de ravages dans tout le parti de la haute Eglise. Je parle du clergé, car il n'est pas probable que \q peuple vienne jamais \\ donner dans ces dogmes semi-papistes. Encore faut-il observer que les vues puséiles n'ont pas aux Etals- Unis l'exagération à laquelle on les pousse en Angleterre. Nous n'avons qu'un seul évêque qui ait répudié le titre de protestant; et quant au clergé inférieur, le mal y est beaucoup moins grave qu'on ne le disait d'abord. En somme, le système puséite ne me paraî;; pas avoir grand avenir au milieu de nous.

Quant à celui de l'église épiscopale elle-même, il promet certainement beaucoup. Désireuse de posséder un clergé insiruil et capable, elle a fondé, nous

CnAP. in. IsGLlSES CONGRÉGATIONNEfXES. 431

l'avons vu, d'excellents établissements scientifiques,* et déjà bon nombre de ses ministres l'honorent par leur savoir et leur éloquence, comme par leur piété. Elle a d'ailleurs pour amis et parmi ses membres, dans tous les points du pays, une grande quantité d'hommes respectables. Avec de tels avantages , si elle ne se fait pas défaut à elle-même ; si elle comprend et sert bien ses vrais intérêts, elle ne peut manquer, par la bénédiction divine, d'étendre toujours plus ses cordeaux et de se voir une prospérité croissante.

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