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sociôlVî cl il l'(''glise loul à la l'ois , il faut, pour soji j'ileclioii, le vole concordant des deux assemblées. C'est ordinairement l'ofiflise qui prend l'initiative. Le ministre (ju'il s'agil d'appeler est déjà quelque peu connu, puisqu'il a dû faire devant la congrégation un sermoti d'épr«;uvc. On s'esL enlielenu de lui dans les familles el enire voisins. Au jour fixé, l'église s'assemble sous la présidence d'un ministre de la contrée, on sous celle de Tun des diacres, '6t elle décide, (juelquefois au scrutin , d'autrefois à mains levées ( /cipoTovvî^avTcÇ, Acl. XIV, 23), d'appeler à la charge depasleurle candidat proposé, si toutefois la société l'agrée. Après quoi, cell€-ci se réunit à son tour, et, procédant de la même manière, elle prononce l'admission du pasteur. C'est après cela qu'elle fixe le salaire qu'on offrira au ministre élu, et qu'elle stipule toutes les clauses du contrat. Une commission de l'un et de l'autre corps est chargée de s'entendre avec le nouveau pasteur et de faire, s'il accepte la vocation, tous les arrangements nécessaires pour son installation publique. Que ce soit d'ailleurs l'église ou la société qui ail pris l'initiative, si les votes des deux assemblées ne sont pas d'accord , il est clair que l'élection est manquée et qu'il faut chercher un autre candidat ; mais c'est une circonstance qui ne se présente que très-rarement.
7. Les pasteurs un peu rapprochés les uns des autres se forment en conférences dans l'intérêt de leur ministère. C'est ce qu'on appelle des associations. Elles s'assemblent régulièrement chez chaque pasteur
OIAP. m. ÉGtt^ïîS CÔiSGRlËtfATlONNELLES. dW
à son lour. C'est là qu'on se communique des nouvelles sur l'étal spirituel des troupeaux, et qu'on se donne réciproquement des conseils; puis on discute des questions relatives à l'œuvre du ministère et au bien des églises. Les associations appartenant à un État forment une association générale qui se compose de délégués des associations particulières, et qui s'assemble une fois l'an.
Mais, parmi leurs attributions, les conférences n'en ont pas de 'plus essentielles que l'examen des individus qui souhaitent d'entrer dans le ministère évangélique. Car, de même que c'est aux jurisconsultes d'admettre à la pratique du barreau ceux qu'ils en estiment dignes, et aux médecins de juger de la capacité de leurs futurs collègues , c'est aussi l'affaire des ministres de s'assurer que les candidats au saint ministère y ont une véritable vocation. Lors donc qu'un jeune homme a terminé ses études classiques el théologiques, il ne lui est pas permis de prêcher avant d'avoir obtenu d'une association sa licence de prédicateur, et nulle église ne consentirait à le mettre en élection que cette formalité n'eût été remplie. Or, ce n'est pas une simple forme; caries associations n'accordent la licence qu'après un examen approfondi , examen qui porte à la fois sur les sentiments et sur les connaissances des candidats.
8. Les pères de la Nouvelle-Angleterre n'accordaient le titre de ministres de l'Evangile qu'aux pasteurs et aux docteurs en fonctions. Dans leur antipathie pour toute hiérarchie, ils n'admettaient pas qu'on
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pût apparlenir au miiiislcre de la Parole, sans avoir été appelé par une église régulièrement organisée, à y exercer la charge d'ancien. Ils n'ignoraient pas que, du temps des apôtres, il y avait des évangélistes, mais ils pensaient que ce ministère avait fini avec l'apostolat. En sorte que, dans leur opinion, un pasteur qui se démettait de son emploi perdait le caractère de ministre et devenait inhabile aux fonctions ecclésiastiques. Par une autre conséquence, ils estimaient que l'église avait seule le droit de consacrer, comme celui d'élire, et que, si une église se trouvait dépourvue d'anciens, elle pouvait conférer l'ordinalion par le moyen de quelques frères qu'elle choisissait à cet effet, si toutefois elle ne préférait appeler des anciens du voisinage pour célébrer la cérémonie en son nom. Mais le point de vue a maintenant changé. Les congrégationalistes distinguent le ministre-pasteur d'avec celui qui n'a aucune charge dans l'église. Un individu qu'on a consacré comme pasteur, est, par le fait, consacré à l'œuvre générale du ministère ; et s'il lui convient de résigner un jour ses fonctions pastorales , il n'en demeure pas moins consacré à l'œuvre du ministère pour laquelle il fut mis à part lors de son ordination. Quelquefois aussi l'on voit des individus qui , sans être appelés à la charge de pasteur par une église, reçoivent l'imposition des mains, ou pour aller prêcher l'Evangile aux païens, ou pour se vouer aux missions domestiques, ou pour quelques travaux analogues. Cependant ces cas se présentent rarement, et, à l'exception de ceux qui se