CHAP. IV. BAPTISTES KÉGULIERS
Tels sont el la déclaration de foi et l'engagemenl arrêtés, il y a peu, dans la convention baptiste du New- Hampshire. C'est, comme on voit, du calvinisme modéré. Une partie des baptistes, surtout dans les Étals du Sud et du Sud-Ouest, appartiennent à l'école calviniste la plus prononcée. Leurs vues se rapprochent probablement de celles du docteur Gill. Mais la majorité de leurs ministres sont plutôt disciples d'Andrew Fuller, dont la théologie, à tout prendre, est une des meilleures que fournisse la littérature anglaise.
Leurs églises ont pris un accroissement considérable aux États-Unis, mais depuis cinquante ou soixante années seulement. Car bien qu'ils datent de 'Roger Williams, qui fonda, comme nous l'avons vu,^ la première église baptiste d'Amérique en 1639, il fallut bien du temps avant que leurs opinions fissent quelque progrès hors de Rhode-lsland. Il faut dire aussi que, partout ailleurs, on les persécutait à outrance. Au Massachusets, on leur infligeait l'amende, le fouet, la prison; et bien qu'ils y aient obtenu plus tard le libre exercice de leur culte, ils n'y possédaient pas au-delà de dix-huit églises à l'époque de la révolution. En Virginie, on sait tout ce qu'ils eurent à souffrir. Il n'était pas rare de voir leurs ministres in-
^ Livre H, chap. ÏV, On aurait tort toutefois d'envisager Roger Williams comme le fondateur général des églises baptistes d'Amérique. Son influence ne s'étendit pas au-delà de Rhode-lsland. La plus grande partie de nos églises baptistes doivent leur existence aux travaux de ministres de ce nom, venus directement d'Angteterre.