OBSERVATIONS PRELIMINAIRES
Après avoir exposé, dans les limites de notre plan, lout ce qui concerne les églises évangéliques des Etals- Unis, nous devons parler de celles à qui lesproleslaiils orthodoxes refusent cette qualification. Sous le litre d'églises non-évangéliques, nous rangeons soi t les sectes ({ui ont répudié les doctrines fondamentales du salut, soit celles qui ne les professent pas dans leur pureté. Mais ici, qu'on nous comprenne.
Si nous plaçons dans une môme catégorie les catholiques romains et les unitaires, ce n'est pas que nous ayons un instant la pensée de les mettre de niveau. La première de ces églises relient les vérités qui, de tout temps, oui fait l'espérance des fidèles, bien que,
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les ensevelissiinl sous un anuis de Iraditions et d'inventions liumaines, elle les cache à l'imniense majorité de ses adhérents. Mais si elle ajoute au seul Sauveur d'autres sauveurs, infirnnes créatures, elle n'a pourtant pas retranché de ses formulaires, ni renié le Seigneur qui nous a rachetés; en sorte qu'on ne peut pas confondre les catholiques romains avec ceux qui ont ouvertement rejeté Celui qui est la pierre fondamentale de Sion. C'est pourquoi, sans nous lasser de déplorer leur aveuglement , nous ne dirons pas qu'il n'y ait dans leur église aucune âme éclairée d'en haut, malgré les épaisses ténèbres dont on y voile la vérité, et bien que la multitude de leurs prêtres, au lieu de prêcher simplement les dogmes fondamentaux de la foi, y substituent, après tout, ce que l'Apôtre appelle un autre évangile. *
Je ne voudrais pas non plus qu'on s'imaginât que je place sur un môaie rang les unitaires et les universalisles. Par la tournure morale de leur prédication, comme par leur position sociale, les premiers occupent, au sein de la population des Etats-Unis, une place bien supérieure à celle qu'y tiennent les universalistes. Ceux-ci , à leur tour, ne sauraient êlre assimilés aux socialistes, aux disciples de Fourier, aux shakers et aux mormonites. Je fais la même réserve en faveur des enfants d'Abraham. ' ^
Tout ce donc que j'entends, en rangeant sous un
1 II ne faut pas oublier en effet que Christ devient inutile à ceux qui ne le jugent pas suffisant. ( Traducteur. )
même chef ces diverses (églises, ou plulôl ces communautés de dénominations diverses (car pour plusieurs d^enlre elles le mot cVégLise est hors de place), c'est qu'il n'en est aucune que l'on puisse confondre avec les églises qui ont pour religion la Bible, toute la Bible et rien que la Bible. Qu'il leur soit désagréable de se voir ainsi rapprochées les unes des autres, c'est ce dont je ne saurais disconvenir; mais elles ne m'auraient pas su meilleur gré de les associer aux communions évangéliques proprement dites, et de les donner comme ayant droit à celte dénomination.
chapitrp: II.