‹ La religion aux États-Unis d'Amérique (volume 2)Chapitre 98 sur 167 · I.A RIÎLIGION EN AMÉRIQUE. MV. VII · texte numérisé non relu

I.A RIÎLIGION EN AMÉRIQUE. MV. VII

ne songe point à le desliluer, ni môme à lui adresser des censures : on laisse aller les choses jusqu'à ce que, perdu de réputation, il voie (jue nul ne veut plus de son ministère , et alors il rentre de lui-même dans la vie privée. ^

En 1825, on évaluait à 120 le nombre des congrégations unitaires; et maintenant (1844) on le dit de 230. ^ On peut expliquer cet accroissement de diverses manières.

En 1825, on n'en était pas encore venu à se prononcer nettement d'un côté ou d'un autre; en sorte que plusieurs des ministres dont la position était alors indécise se manifestèrent sans doute plus tard.

L'ouvrage de Ballon et ceux de quelques autres écrivains de même trempe, par les succès qu'ils eurent en plusieurs lieux cliez les universalistes, disposèrent ces derniers à entretenir l'unilarisme. D'un autre côté, les unitaires avaient une forte tendance à recevoir la doctrine du salut final de tous les hommes. Et puis , l'unitarisme est la religion des gens comme il faut, plus que l'universalisme , en sorte que ceux qui professent cette dernière doctrine sont fortement tentés de changer de nom , la seule chose souvent qu'il reste k faire. C'est ce qui arrive surtout à la mort du pasteur, lors-

1 Encore cela vaut-il mieux que dans les pays où l'Etat entretient jusqu'au bout des pasteurs avilis. ( Traducteur.)

2 Eu 18VJ, d'après l'édition de Glascow, il était déjà de 230. En sorte que, s'il y a eu progrès considérable depuis 1825, on voit que maintenant ces églises demeurent dans un état stationnaire, tandis que le nombre des églises évangéliques s'augmente de jour en jour. {Traducteur.)

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