CHAP. XV. LÉGISLATION DES ÉTATS. 3V
toutes ses prohibitions. Au surplus , les Etals d'Amérique qui n'ont pas statué sur ce point, suivent le droit coutumier de la Grande-Bretagne qui déclare valide tout mariage où il y a eu consentement mutuel, sans imposer aucune forme particulière de solennisation. Mais il est des Etats qui ont expressément statué que le mariage doit se célébrer ou devant un ecclésiastique , ou devant un magistrat.
» Tous nos hommes, quelque peu notables, sont, autant que je puis le savoir, des chrétiens qui se rattachent à l'une ou à l'autre de nos églises. Depuis une trentaines d'années, il s'est fait une forte réaction contre le torrent d'incrédulité oîi nous avait entraînés la philosophie superficielle du XVIIP siècle.
» Enfin, je crois qu'au milieu de nous la séparation de l'Eglise et de l'Etat est universellement, ou peu s'en faut, envisagée comme un grand bienfait. »
On nous pardonnera sûrement d'avoir tenu à confirmer nos assertions par le témoignage d'un des hommes d'état et des diplomates les plus distingués de l'Amérique; et c'est par là que nous terminons noire travail sur les relations qui existent entre l'Etat et l'Eglise aux Etals-Unis.
3f^i LA RELIGION EN AMÉRIQUE. LIV. III